Une Petite Vie Rendue Publique

Ironie du sort, Ironie de la vie, Ironie de qui la narre.

jeudi 16 août 2007

Vie de couple et autres agréments.

Pourquoi communiquer avec autrui est il si simple, mais peut parfois paraitre tellement complexe ?

Me voila encore une fois debout, pendant que TopGun dort paisiblement en pensant être à coté d'une nana capable, selon les jours, de faire la gueule pour un rien, mais en se disant que d'ici demain, tout sera réglé, et qu'à partir de là, inutile de se bouger jusqu'à la cuisine pour voir ce qu'elle a encore.
Moi, de mon coté... et bien moi de mon coté, j'explose en larmes.

Des larmes qui s'agglutinent mais que je contiens depuis un moment. Lorsqu'il m'étouffe en critiquant fréquemment des petits gestes de mon quotidien.
Ferme la porte des toilettes quand tu en sors.
Débranche ton ordi quand tu l'éteins.
Eteins la lumière de la chambre, putain, elle consomme 100watts.
Arrête de mettre de l'eau partout dans la salle de bain lorsque tu te laves.
Tu es obligée de mettre du dentifrice partout lorsque tu refermes le bouchon ?
Ne fais pas manger le rat dans ton yaourt, c'est dégueulasse, tu es vraiment un porc.

Tant de petites phrases anodines qui, répétées au fil des jours, finissent par vous donner l'impression de faire tout de travers, même lorsque vous regorgez d'efforts pour vous améliorer.

Par contre, lorsque vous soulignez qu'à son tour, il fait peut être quelque chose de travers, il vous regarde, glousse un coup et l'accompagne d'un "ouiiiiiiii" signifiant "cause toujours ma vieille", ou pire, ne l'accompagne de rien du tout, relevant ainsi toute l'insignifiance de votre propos.

Conversation bloquée.

Vous relancez.

Pas de réponse.

Vous demandez un bisou, histoire de faire évoluer la situation.

Il vous rétorque alors : "tu ne veux quand même un bisou d'un vilain".

Situation bloquée.

Alors, je repense soudain à ce jour et demi passé dans son appart' sans sa compagnie. Je me rappelle le manque que j'ai ressenti, l'envie de l'avoir près de moi, de lui dire "je t'aime" et de m'endormir dans ses bras.
Je me repasse la situation présente : il me manque toujours, je l'ai près de moi mais il semble déjà loin, ses bras me sont hostiles et mon "je t'aime" mal venu.

Alors je commence à chouiner, dans l'espoir qu'il s'en aperçoive, me demande ce que j'ai, et tente de régler le problème.
Il ne me demandera pas ce que j'ai.

Alors ensuite, je me lève, sors de ce lit pour me diriger dans la cuisine. Et pleure. Pour me soulager. Pour exulter toute la déception de ce soir à la vue des évènements.

Il ne viendra pas pour me demander ce que j'ai.

Ni ce soir, ni demain, ni dans les jours qui suivent d'ailleurs.

Et merde.

Posté par Pinkophage à 01:51 - Ma vie d'instable relationnelle - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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