vendredi 28 septembre 2007
Causes et effets d'une attaque violente dans l'abdomen d'une jeune fille.
Je dois dire que s'il y a bien une chose qui m'a surprise, c'est la soirée d'avant hier.
TopGun
devant initialement arriver à 18h30, j'ai commencé à faire les cent pas
dès 18h. D'un autre coté, il était clair que je n'avais nullement envie
de le voir.
Il est arrivé puis nous avons discuté de tout et de rien. Lui était
exactement comme à son habitude, alors que j'étais, pour ma part,
plutôt froide, tout en tentant vainement de le dissimuler.
Au bout
d'une dizaine de minutes, il a proposé que nous allions "faire un
calin" au lit (comprendre, ôter la grosse couche de glace qui nous
sépare).
Je ne réponds rien. Puis continue à parler.
Il commence à me toucher les cheveux, m'embrasser, puis me repropose de façon plus directe son idée précédente.
Nous allons donc au lit, lieu de toutes les réconciliations, et continuons à parler de tout et de rien.
Jusqu'à ce que je débute le sujet en lançant ma phrase sur un ton on ne peut plus ironique : "Alors dis moi, en quoi sommes nous incompatibles selon toi ? As tu fait la liste de tout ce qui te dérange chez moi ?"
Le sujet était lancé. TopGun s'est, oh grand et insoupsonné miracle,
excusé de la façon dont il avait agi, et a reconnu que certaines
phrases étaient dites sous le coup de l'emportement. Il m'a également
informé qu'il n'avait jamais eu envie de rompre, et qu'il s'était
simplement mal exprimé.
Il m'a avoué alors qu'il avait seulement des
doutes quant à notre compatibilité, étant donné que lui ne pouvait pas
changer sur certains points qui lui semblent importants, tout comme moi
d'ailleurs.
C'est à ce moment précis que j'ai compris que TopGun possédait une
vision de la compatibilité entre deux personnes somme toute très
différente de la mienne.
Alors que pour moi, l'amour entre deux
êtres est principalement responsable de leur compatibilité réciproque,
pour lui, il est possible d'être amoureux tout en étant complètement
incompatibles.
Pour ne citer qu'un exemple, TopGun m'aime profondément, mais nous
sommes incompatibles dans le sens où je suis bordélique et lui
maniaque. Et il va sans dire que cela engendre des questions
importantes, que dis je, essentielles, quant à la viabilité à long terme de notre couple.
Soyons franc, un bordélique ne peut se soigner, ni même faire des
efforts. Pire, il est impossible de se répartir les tâches de façon à
ce que le maniaque fasse ce que le bordélique ne voit pas, et que le
bordélique fasse des choses "qui se voient" (le linge, la vaisselle
...).
Et mieux encore, il est tout à fait inconcevable que le bordélique puisse se foutre éperdument que l'appart soit rangé ou pas.
J'appartiens sans aucun doute à la classe des bordéliques qui le sont car n'ont personne pour leur botter le cul. Je me moque éperdument du ménage, si bien que seule, je n'en fais pas ou peu. Cela dit, en faire ne me dérange nullement, et ne représente en aucun cas un gros effort.
Apprenant cela, TopGun s'est alors rendu compte que ce qu'il pensait être de l'incompatibilité pouvait ne pas en être, et nous nous sommes donc répartis les tâches ménagères de façon à ce que chacun y trouve son compte.
Depuis, il ne cesse d'être adorable et à mes petits soins.
De mon coté... De mon coté, je ne sais pas.
Je l'aime, c'est certain, j'ai envie que cela se passe comme avant, c'est certain aussi.
Mais malgré tout, il y a de cela quelques jours, il m'assenait un violent coup de hâche en plein dans les entrailles, et une cicatrisation est toujours lente, qu'importent toutes les brillantes qualifications du médecin soignant.
mercredi 26 septembre 2007
Le retour du Roi.
Il rentre dans moins de deux heures.
Qu'allons nous faire ce soir ?
Se retrouver, comme un couple amoureux qui ne s'est pas vu de 4jours et qui s'est quitté en mauvais terme ?
Ou alors passer la soirée à s'expliquer sur nos différents, et tenter de les résoudre ?
Pour dire vrai, les deux options me dérangent.
Je pense ne pas être capable de me mentir suffisamment pour agir comme une femelle amoureuse et comblée du retour de son tendre chéri, et me laisser aller simplement.
Au même titre qu'hier, ses "chérie", "mon coeur" et autres mots affectueux me donnaient l'impression d'une supercherie indécente, mes calins et autres marques d'amour me donneront l'impression d'être hypocrite.
Au jour d'aujourd'hui, je me méfie, comme un chien se méfierait de son maitre après avoir reçu un coup de pied dans le ventre sans même connaitre ses torts. Une méfiance, saupoudrée de tristesse. Décidément, oui, comme un chien que l'on aurait battu sans raison.
L'alternative de discuter clairement de la situation ne m'enchante guère non plus. S'il y a deux jours, j'attendais cette conversation avec grande impatience, aujourd'hui, je me sens trop faible pour entendre ses reproches divers et variés, et avoir assez de recul pour les prendre du bon coté.
Puis surtout, je n'ai pas envie de m'épancher sur ce que je ressens présentement. Vomir toute la peine que j'ai ressenti, et toute la méfiance que je lui porte n'aurait, à mon sens, aucun point positif, et se solderait par un malaise des deux cotés.
Il est très probable que cette phrase aie un impact disproportionné par rapport à ce qu'elle aurait du avoir, j'en suis même quasiment convaincue, mais ma sensibilité me joue parfois des tours et inhibe ma raison.
Quoi qu'il en soit, je ne serai pas à mon aise ce soir. Ni demain très probablement.
Il y a des fois où je regrette cruellement de ne pas avoir la mémoire d'un poisson rouge.
mardi 25 septembre 2007
Questionnements divers et non variés.
"Il serait en effet trop con de mettre fin à notre relation comme ça, bien que ce ne soit en aucun cas un coup de tête, j'y pense très souvent".
Que penser d'un homme qui vous dit cela lorsqu'il est calme, et par conséquent en pleine possession de sa tête ?
Il y a deux jours, lorsqu'il a évoqué une rupture éventuelle, cela m'a dévasté.
Puis je lui ai écrit une lettre emplie d'objectivité et de rationnalisme, ce à quoi il a répondu qu'en effet, j'avais peut être raison.
Enfin, il a ajouté cette phrase.
"Il serait en effet trop con de mettre fin à notre relation comme ça, bien que ce ne soit en aucun cas un coup de tête, j'y pense très souvent".
Après avoir appris qu'il n'y aurait pas de rupture, je suis passée par un état euphorique, qui s'en est suivi par un optimisme à toute épreuve et un désir gigantesque de faire des efforts, pour que cela marche.
Après avoir connu ces deux extrèmes, ce matin, en faisant la vaisselle, je me suis soudainement sentie déprimée, et depuis, cette phrase ne cesse de raisonner dans ma tête.
Est il vraiment raisonnable de tenter une construction "d'avenir" avec quelqu'un qui, tous les deux voire trois jours, même l'instant d'une heure, pense à vous quitter car vous ne passez pas l'aspirateur très souvent et avez une tendance (avec tentative de canalisation cependant) au bordélisme ?
Est ce que ces raisons sont suffisantes pour pousser quelqu'un à la rupture avec une personne dont il dit être "amoureux" ?
Je suis consciente que la conception de propreté d'un appart est relativement importante dans un couple, puisqu'elle appartient au domaine du quotidien, celui qui peut rendre insupportable même la plus belle des relations.
Mais suis je réellement si bordélique et non maniaque pour rendre ce quotidien insupportable au point de donner l'envie à quelqu'un qui m'aime de me quitter ?
Est ce vraiment normal de penser "Il serait en effet trop con de mettre fin à notre relation comme ça, bien que ce ne soit en aucun cas un coup de tête, j'y pense très souvent" ?
Comme prévu, et quoi que l'on en dise, notre bonheur est déjà effrité.
Moteur à 4 temps d'un quotidien
Quand TopGun n'est pas là, je me fais plaisir.
Je sors les rats constamment et ne les engueule pas lorsqu'ils pissent partout.
Je déplace le rouleau de papier toilette de sa place habituelle.
Si je suis trop fatiguée, je me couche, sale, dans mes draps, propres.
Je sors sur la terrasse sans mettre les chaussures adéquates.
Je fume (un peu) à l'intérieur de la maison.
Je répands mon bordel un peu partout.
Je ne fais pas la vaisselle, ni ne range le petit déjeuner.
Pour être plus réaliste, je ne range plus rien du tout.
Quand TopGun n'est pas là, je m'ennuie.
Je n'arrive pas à me coucher le soir, même si je suis exténuée.
Je ne me fais pas à manger et grignotte.
Je peux passer une journée entière en nuisette.
Je me contente de regarder la télé ou trainer sur internet alors que j'ai des milliards de choses à faire.
Je me retrouve à manquer de motivation pour à peu près tout.
Quand TopGun doit rentrer bientôt, je m'active.
Je range tout le kilogramme de bordel que j'ai entassé ces trois derniers jours.
Je fais tourner la machine à laver 27h / 24, de façon à ce que la panière à linge sale soit vide à son retour.
Je change la cage des rats de façon à ce qu'elle soit impéccable.
J'aère, pour que cela ne pue plus la cigarette.
J'aère, par la même occasion, la chambre à coucher, de telle manière qu'il ne découvre pas le jour où je me suis couchée sans me laver.
Je fais la vaisselle, et nettoie l'évier.
Mieux, je fais tout le ménage, serpillere comprise, dans son grand appartement de 65m².
Quand TopGun arrive, je me délecte.
Tout est propre et ordonné, il ne peut ainsi pas raler.
Et accessoirement, je peux passer une bonne soirée.
lundi 24 septembre 2007
Etre une femelle d'intérieur, ou comment éviter des désagréments oh combien colossaux.
Ne parvenant pas à dormir, j'ai pu croiser TopGun sur internet après qu'il aie lu ma très longue missive. Il a tenu à me répondre très brièvement, puis nous nous sommes finalement appelés pour un peu plus d' "étoffage".
Le bilan est que, même si l'amour est présent des deux cotés, la conception d'un appartement propre et rangé diffère fortement, ce qui crée facilement des tensions. Compte tenu que TopGun est quelqu'un qui ne dit pas les choses, cela prend forcément des proportions catastrophiques très rapidement.
Il n'y a pas de séparation en vue, mais il va néanmoins falloir remanier la vie quotidienne de façon à ce qu'elle convienne à tout le monde.
"Bonsoir, ou plutot bonjour,
Je pense pouvoir plussoyer pas mal de tes
dires dans cette au combien "longue" lettre. Mes sentiments pour toi sont les
memes qu'ils étaient il y a deux jours, rien a changé. Depuis le temps que nous
vivons ensemble, chaque deux ou trois jours, je me demande(attention a la
premiere lecture cette phrase peut paraitre "hard"!) comment j'arrive a te
supporter, et a chaque fois j'en arrive a la meme conclusion. C'est une histoire
de compromis entre l'amour que je te porte et la multitude de petits mais malgré
tout importants defauts.
Je ne te juge pas une seconde et j'admets volontiers que
je suis très souvent un connard, egoiste et maniaco-expressif sur des choses
qui ne sont pas tres importantes mais qui malgré moi me tendent au plus haut
point. Je reconnais que la propreté du sol n'est pas aussi importante que ca, mais le
fait est que j'arrive a vivre dans un appart en bordel pdt quelques jours en me
controlant, mais au bout du compte, je ne fais qu'accumuler des tensions jusqu'au
jour ou ca casse et ou ma copine en fait les frais.
Je ferais court car mes yeux se ferment, il serait en
effet trop con de mettre fin a notre relation comme ca, bien que ce ne soit en
aucun cas un coup de tete, j'y pense tres souvent. Alors je veux essayer une
derniere fois, je promets d'essayer de ne pas attendre quand quelque chose me
derange et de venir te voir pour en discuter.
Je t'embrasse très fort et t'appelle dans l'instant.
TopGun."
Je n'ai à présent plus qu'à m'engager à être un tantinet plus femelle d'intérieur, et lui à tenir ses promesses.
A noter : La vie de couple avec un maniaque quand on est bordélique, ce n'est quand même évident, surtout au début.
Après le beau temps vient la pluie, forcément.
Commençons par une vérité générale : le bonheur est éphémère.
Puis continuons par une vérité personnellement prouvée : le bonheur s'effrite au moment où l'on s'y attend le moins.
Si, il y a de cela moins d'une semaine, on m'avait décrit la scène de cet après midi, j'aurais très probablement ri au nez, et serais parti.
L'autre particularité du bonheur est décidément qu'il semble toujours inébranlable.
Pourtant, il suffit d'une phrase, une seule, pour que ce bonheur se retourne contre vous et vous enfonce son couteau le plus mal aiguisé dans le poitrail.
"Il faut que nous ayons une conversation sérieuse dès que je rentre"
Bien entendu, le bonheur, ce connard bourré de vices, prendra la précaution de vous assener ce coup au moment où vous vous y attendez le moins.
A un moment où, certes, vous connaissez quelques conflits, mais qui restent, à vos yeux, légers, et que vous mettez gentillement sur le dos d'un stress professionnel de votre partenaire.
Dès lors, votre journée sera sacrifiée. La courte conversation tournant à sa fin, vous hurlez soudainement toute votre peine et comprenez pourquoi, dans les films, ils aiment bien pleurer en donnant l'impression qu'ils vont mourir de chagrin.
Parce que c'est cela, en réalité : on a l'impression de mourir.
Puis la crise nerveuse passant, elle se poursuit par une crise de larmes plus raisonnée, pour se terminer par des larmes silencieuses.
Puis peu à peu, on a mal, tellement mal qu'il faut que l'on exulte, immédiatement. Alors on commence une longue lettre, que l'on n'arrive pas à écrire. Qu'avons nous à dire finalement, si ce n'est ce lamentable "je t'aime, ne me quitte pas".
J'arrive cependant à écrire trois pages. Trois pages qui me ressemblent finalement, sans le vouloir.
Les premières lignes soulignent toute ma douleur, avec un mélange de rage et de désespoir.
La seconde partie est parfaitement raisonnée, presque psychologique ; j'y explique le pourquoi, le comment, et la solution. C'est une partie rassurante, celle qui dit "regarde comme c'est simple".
Rationnaliser est parfois si sécurisant qu'il en devient une faculté merveilleuse.
Je finis cependant par la vérité, à savoir que toutes les rationalisations du monde ne sont rien face au désir d' éventuelle rupture de l'autre.
Et maintenant ? Et bien maintenant, j'attends qu'il rentre "pour avoir une conversation sérieuse". Et fidèle à ce qu'il m'a conseillé lorsque je lui ai demandé ce que j'étais supposée faire en l'attendant, et bien "je fais comme lui, je réfléchis".
Je réfléchis. A quoi, je n'en sais rien. Mais je réfléchis.
Du moins j'en ai l'air lorsque je passe d'interminables moments les yeux rivés sur un point fixe, le tout en étant parfaitement inerte.
D'un point de vue plus intérieur, j'agonise simplement.
Un bonheur ne peut s'effriter si vite.
Et pourtant, quand bien même mon argumentaire serait suffisamment brillant pour le faire rester, ce bonheur est d'ore et déjà effrité.
dimanche 23 septembre 2007
Les cons, ces gens formidables.
Ce matin, 8h, dans une boite gay proche de chez moi.
Un mec m'accoste.
"Salut.
Pink' : Salut
- Moi c'est XXX
Pink' : OK. Et sinon, toi es hétéro, bi ou gay ? (allons droit au but, parce que celui là a l'air d'être un sacré vainqueur)
- Euh ? C'est quoi ?
Pink' : .... (loozer, loozer, loozer).
- Moi, je suis normal, je suis normal, normal (boulet boulet es tu là ?).
Pink' : C'est quoi "normal" ? (c'est bien connu que les gays sont des anormaux tout de même enfin !)
- Ben normal quoi ... j'aime les femmes, que les femmes.
Pink' : Ah oui ? Et tu es sur que c'est ça être normal ? Regarde autour de toi, c'est qui l'anormal ce soir ?
Dialogue typique avec un abruti 100% hétéro, car ayant toujours refusé de se poser la moindre question.
Il est "normal", il vous l'a dit, aucune raison d'aller plus loin.
D'ailleurs, je me suis barrée deux minutes après.
vendredi 21 septembre 2007
Et 1, et 2, et 3 par KO.
Il y a quelques mois, j'arrivais à imposer Pollux, mon grand camarade de jeu, qui fut aussi témoin de mes grands déboires psychologiques à mes heures de gloire, à TopGun.
Au début, il faut avouer que ce dernier était relativement réfractaire à ce nouvel animal de compagnie que je lui imposais, plus habitué sans doute à le voir au bout d'une tapette géante ou en pleine hémorragie interne suite à l'ingestion de petites boulettes rouges.
Puis peu à peu, une grande histoire d'amour est née entre Pollux et TopGun.
Si bien qu'un jour, nous avons décidé de lui prendre une petite compagne de jeu, le tout en castrant notre ami Pollux, de façon à limiter ses désirs de repeupler la planète Terre.
Manque de chance, nous étions novices dans le domaine ; aussi, en pensant acheter une femelle, nous nous sommes malheureusement retrouvés avec une femelle dotée de gros testicules.
L'inconvénient majeur des rats est incontestablement le fait qu'ils peuvent rentrer totalement les témoins de leur virilité à la moindre petite peur.
Nous avons, par la force des choses, essayé que la fausse femelle, répondant au nom de Zébulon, à défaut de s'accoupler avec Pollux, devienne son meilleur ami.
Bien sur, cela était sans compter sur le caractère dominant à tendance Hitlerienne de ce cher Pollux.
De batailles de sang en batailles de sang, Mr Pollux s'est vu ôter ses magnifiques testicules, diagnostiqués comme raison majeure de son comportement belliqueux envers son congénère.
Petit à petit, le dominant Pollux se transformant en Pollux le rat le plus dominé de tous les temps, l'entente entre ces deux rats est devenue cordiale, pour finalement devenir amicale.
Le second inconvénient majeur que représentent les rats est incontestablement que plus on en a, plus on en veut, en particulier lorsque l'on est une femelle faible de mon espèce.
C'est donc le plus naturellement du monde que j'ai commencé mon harcèlement moral auprès de TopGun, de façon à ce qu'il cède à l'achat d'un troisième rat.
J'ai prétexté l'obtention de la thèse, son amour incommensurable pour ma personne ou encore le fait que Zebulon aie besoin d'un compagnon plus jeune.
J'ai ensuite négocié ce nouvel achat en optant pour un rat de la couleur qu'il souhaitait, et pour une vie sexuelle plus intense.
Puis pour un rat jeune, et des fellations à volonté comme il le souhaitait aussi.
Lorsque j'ai senti que TopGun commencait à dire oui, nous avons fait un tour dans les animaleries de la région ... en attendant de tomber sur le bon.
Puis ensuite, voyant que le bon arriverait, certes, mais dans longtemps, j'ai déposé une annonce sur un site de rats.
Puis une seconde.
Puis j'en ai trouvé un. Un qui me plaisait beaucoup. Mais qui était un peu vieux.
TopGun a donc refusé ma proposition d'aller chercher le dit rat ce week end même.
En échange de quoi, il m'a conseillé de demander aux animaleries la couleur de leurs rats disponibles.
C'est ainsi que Pink, dès son réveil le lendemain matin, s'attaque aux 20 animaleries de sa région, demandant à chacune d'elles si elles possèdent un "rat mâle gris et jeune".
Une négation.
Puis deux.
Puis trois.
Jusqu'au moment où, pleine d'angoisse à l'idée d'arrivée à la fin de la liste des pages jaunes sans avoir trouvé LE rat que l'on pourra ramener à la maison dès ce soir, un monsieur à l'autre bout du fil me répond "il nous en reste 4".
Ni une ni deux, nous montons dans la voiture, parcourons 40 kilomètres, et tombons sur LA merveille.
Un petit mâle, de couleur grise, et à peine sevré, donc par conséquent minuscule.
TopGun le trouve adorable ; quant à moi, je pourrais tomber amoureuse de n'importe quel rat.
C'est donc toute heureuse telle une gamine de 6 ans à qui l'on offre sa première barbie, et sous l'oeil attendri de TopGun (qui n'en voulait pas, mais a fait ça pour me faire plaisir), que Pink est remontée dans sa voiture avec son nouveau compagnon, le dénommé Ambroise (le nom est ridicule, je le concède, mais le premier et le second rat ayant tous deux un nom tiré du "Manège enchanté", il était parfaitement inconcevable que le troisième nom ne soit pas issu de ce formidable dessin animé).
Ceci était l'histoire de Pink', femelle capricieuse des temps modernes, mais qui obtient finalement toujours ce qu'elle veut.
mercredi 19 septembre 2007
Stress et comédie.
Ma thèse va commencer maintenant très rapidement, et j'ai peur.
Peur parce que, une thèse, c'est savoir faire tout seul. Savoir interpréter tel résultat, savoir faire l'expérience adéquate, savoir définir de nouvelles problématiques, et savoir fourmiller d'idées.
Et moi, tout cela, je ne sais pas le faire.
L'inconvénient majeur à faire sa thèse dans un laboratoire très renommé est inconstestablement que, même si la fierté domine quand même, on se doit d'être brillant.
Autant je peux "jouer" la fille brillante, autant l'être, j'ai beaucoup plus de difficultés, voyez vous.
Remarquez, je peux toujours me reconvertir et devenir comédienne.
mardi 18 septembre 2007
Après la pluie...
Il y a des fois où l'on va si mal que l'on ne voit aucune issue à notre état.
Il y a, par contre, d'autres fois où tout va tellement bien que l'on en vient à se demander comment tout cela pourrait être plus parfait, et comment nous pourrons vivre si cette perfection n'est plus.
Lundi et mardi dernier, j'étais paniquée. En réalité, pour être plus juste, toute la semaine dernière, j'étais paniquée.
Paniquée parce que, lundi et mardi dernier, je décidais de toute ma carrière future.
Mercredi soir dernier, je recevais un email m'annonçant que j'étais acceptée dans le "PhD program", et m'informant qu'il fallait que je sélectionne trois laboratoires dans lesquels j'aimerais faire ma thèse.
Le lendemain matin, je recevais un dernier email m'apprenant que non seulement je ferais une thèse, mais je la ferais dans le laboratoire que je voulais.
Me voilà donc parfaitement comblée, et accessoirement très occupée pour les 4 à 5 années à venir.
Et comme un bonheur n'arrivant jamais seul, j'ai, ce week end, déménagé de mon ancien studio pour aménager dans quelque chose de plus grand et surtout de plus ... occupé, puisque TopGun vit aussi dans ce quelque chose de plus grand.
Cette fin d'année scolaire et ce début de nouvelle me donne du baume au coeur, si bien que j'en viens à me demander si tout ce passage à vide n'était pas une étape nécessaire à mon bonheur d'aujourd'hui.
