samedi 29 décembre 2007
La joie des fêtes.
C'est bientôt le réveillon et comme il est de coutume, je n'ai pas envie de le fêter. Cette fête me déprime sans vraiment que je sache pourquoi. Ou plutôt si.
Les fêtes emmerdent lorsque l'on a une épine dans le coeur. Durant l'année, le coeur n'étant pas secoué par toutes ces jérémiades de bonheur factice, la douleur de l'épine est soutenable. Par contre, lorsque, dans l'allegresse des fêtes, tout le monde s'obstine à remuer votre coeur, cette épine qui use un peu plus à chaque secousse, fait mal.
Lorsque l'on essaie d'enlever cet intrus du coeur, il ne reste qu'un trou. Un trou, signe de vide, d'absence d'existence, de rien.
Et en effet, tu n'es plus rien, si ce n'est des souvenirs qu'Alzheimer aura vite fait de récupérer d'ici quelques années. Tu n'es que des cauchemars mettant en scène des disputes que nous avions lorsque j'avais 15ans. Tu n'es que ces quelques photos que j'ai récupérées ça et là. Tu n'es que ces objets que l'on garde scrupuleusement comme si cela t'importait encore. Tu n'es que cette pierre, dans ce champs de pierres, où il y a écrit ton nom et deux dates en doré.
Je radote, je ne passe pas à autre chose et ce n'est pas bien, mais tu me manques papa.
mercredi 26 décembre 2007
Nouvelle année, nouvelles idées.
Il y a des fois où l'on se retrouve à faire des choses particulièrement stupides juste pour délirer un coup.
Tout a débuté hier soir, tard. Alors que je suggérais au chéri d'aller sur un site personnel que nous trouvons particulièrement ridicule, et par ce fait très drole, j'ai soudainement lancé "je suis sure que si on en ouvrait un, les stats nous feraient peur".
Puis j'ai ajouté : "on devrait essayer pour voir".
Puis l'idée est partie. Comme cela, sur une parole en l'air.
Nous nous sommes occupés des pseudos et de la création d'une adresse email. Il s'est occupé de la banière pendant que je m'occupais de la création du site et de sa mise en forme.
Après s'être chacun probablement demandé intérieusement à quel point l'autre était sérieux, nous avons posté le premier billet.
Voici donc le début d'une franche rigolade, et d'un challenge pour le moins ... inattendu.
C'est aussi par ce biais que j'ai réalisé à quel point nous pouvions être sur la même longueur d'onde. Et cela fait rudement plaisir.
jeudi 13 décembre 2007
LOOZE.
Nous sommes jeudi, c'est bientôt le week end, et surtout bientôt les vacances.
Sauf qu'avant toutes ces délectations, j'ai une fête à organiser pour 200 personnes. Oui oui oui, moi, qui déteste par dessus tout organiser, et qui, par conséquent, n'organise jamais rien.
Quand on commence une thèse, on sait que l'on va en chier. Par contre, effectivement, on ne sait pas que l'on va en chier en faisant des trucs totalement hors programme, comme, par exemple, organiser des fêtes de Noël... car il va sans dire qu'organiser ces fêtes saoulant tout le monde, on refile le bébé aux nouveaux, qui doivent sourire de surcroit.
C'est donc avec joie que je retrouve mes autres amis organisateurs à 8h demain matin, pour réfléchir aux courses à faire. 8h ... soit à peu près l'heure à laquelle je me lève d'habitude. La looze.
Ayant apposé mon véto sur à peu près toutes les décisions prises jusqu'alors, je n'ose raler, publiquement j'entends, sur cette heure quelque peu... intolérable.
De plus, demain soir, je vais à une fête de Noël. Oui les amis, être thésard, c'est aussi être invité à 3 voire 4 fêtes de Noël à une semaine d'intervalle. La fête de Noël a lieu loin de chez moi, le chéri n'y sera pas, et mon gps est en panne. En d'autres termes, là aussi, c'est la looze intergalactique.
J'ai également, avant demain après midi, 4 articles scientifiques à lire, dont un à présenter oralement, un sapin à décorer, toute seule de surcroit, car le chéri "n'aime pas Noël, trouve que les sapins c'est moche et a déjà fait un effort en acceptant d'en avoir un chez soi" (no comment, comme on dit), et surtout, je dois dormir, car je suis épuisée, et par conséquent de mauvais poil.
Je le redis, c'est la looze.
lundi 10 décembre 2007
Lorsque Pink ne controle plus.
Me revoila.
Je n'ai pas arrêté de bloguer, ni me suis faite tuer dans un parking hors de prix.
J'ai simplement été rappelée par les bonnes choses de la vie quotidienne.
Le week end dernier, je déménageais. En même temps, je rencontrais les parents du chéri qui, sur le coup, nous ont bien aidés.
Puis vendredi soir, la veille du déménagement, en rentrant d'une soirée arrosée, j'apprenais que mon rat avait les 4 pattes carbonisées car était tombé dans un seau de javel, et recevais un coup de téléphone m'apprenant que ma grand mère venait de décéder.
J'ai donc déménagé puis suis partie avec mon rat brulé sous le bras dans le Sud pour assister aux obsèques. Fin de ma semaine.
Ce week end a été riche en achats en tous genres : lustres, meubles, et autre tapis d'entrée.
Riche en émotions aussi, puisque le chéri n'aimant pas faire les boutiques à meubles, il fut chiant, et Pink étant hormonalement déréglée depuis sa nouvelle pillule était fortement irascible.
Et nous sommes donc lundi. Le chéri et moi nous sommes engueulés samedi soir pour des broutilles. Plus j'avance, et plus je me rends compte que le chéri déteste s'engueuler. Je me souviens d'une fois où il avait songé à une rupture car nous nous étions chamaillés, pour des broutilles toujours, pendant plusieurs jours de suite.
Ce week end, malgré tout, me fait peur, même si je sais pertinemment que sitôt retrouvée un taux normal d'hormones, je trouverai cela ridicule.
Et si tout ce que j'ai aujourd'hui partait subitement ?
Et si IL partait subitement, ou n'éprouvait simplement plus d'amour pour moi du jour au lendemain ?
Moi qui fonde tant d'espoirs dans cette relation, qu'adviendrais je si elle n'existait plus ?
Je n'ai jamais autant tenu à quelque chose ou quelqu'un qu'à lui.
Je n'ai jamais voulu quelque chose plus fort que la réussite de notre relation.
Accessoirement, je n'ai jamais eu autant peur d'échouer qu'aujourd'hui.
