Une Petite Vie Rendue Publique

Ironie du sort, Ironie de la vie, Ironie de qui la narre.

samedi 23 février 2008

Caroline.

Cette semaine, TopGun n'est pas là.
Mon frère est venu quelques jours chez moi, j'ai également beaucoup travaillé, ce qui fait que, l'un dans l'autre, je n'ai été seule que ce matin.

Je me suis levée de bonne heure, prête à entrer dans une phase ménagère des plus surprenantes, et me mettre à bosser pas trop tard dans l'après midi.
A 10h, je réglais mes différents différends avec plusieurs personnes et/ou organismes par téléphone.
A 11h, j'appelais TopGun pour lui faire part de la résolution de mes différents différends.
A 11h30, je me rendais compte que la cage de mes rats puait à réveiller un mort et qu'il fallait à tout prix que j'entreprenne un nettoyage intensif.

11h45, après un bref circuit autour des blogs habituels, je me rappelle de ma résolution d'il y a peu, à savoir assouvir mon fantasme et me rends donc sur un site approprié, comprendre gay, dans l'intention seulement de rafraichir mon vieux profil, pour un éventuel jour où j'aurai du temps à dépenser avec des inconnues.

12h, mon profil rafraichi, je jette un oeil innocent aux femelles qui peuplent ce site et me rends compte que la plupart cherche l'amour, ou sent l'homme caché derrière son ordinateur.
Jusqu'à en trouver une, somme toute très jolie, habitant dans une ville touchant la mienne, et affichant clairement ses intentions. En couple, amoureuse, mais cherchant une expérience homosexuelle, avec une fille douce et attentionnée. De plus, plus curieusement encore, cette fille fait des phrases construites et ne pratique pas les fautes d'orthographe.

12h05, je tente un dialogue, en lui expliquant que je cherche moi aussi ce genre de contact, et qu'il est plus facile, selon moi, de l'établir avec quelqu'un étant sur la même longueur d'onde.
Devant l'absence de réponse, je me résigne en me persuadant qu'elle a du me trouver moche. A la fois, ma photo date d'il y a deux ans, et ne me met pas franchement à mon avantage.

12h30, elle me répond finalement, et nous commençons à discuter.

Elle est lucide, dans le même état d'esprit que moi, et cherche définitivement la même chose que moi. Elle est un peu effrayée par une rencontre lesbienne, veut se donner du temps et avoir un minimum d'affinité avec la personne en face. Elle est ouverte d'esprit comme il est rare de le voir, et la conversation est facile. Son couple a l'air stable sans être coincé, son homme a d'étranges ressemblances avec le mien.
Je découvre de nouvelles photos, et la trouve décidément très jolie, sans la perfection qui rendrait ces photos potentiellement factices.

14h30, nous mettons fin à notre conversation très agréable. Elle me propose alors de se reparler un peu plus tard dans la soirée, accompagnées de nos webcams respectives, et cloture la conversation de façon étrangement suggestive en m'écrivant "j'essaierai de ne pas avoir trop d'idées "cochonnes" cet aprem".

Se peut il que cela soit si simple, et si conforme à l'idée que je n'osais m'en faire ? Se peut il que je n'ai pas à me brusquer, ni à me sentir vulnérable de part mon absence d'expérience, pour réaliser cette chose qui m'obsède depuis de nombreux mois ?

Posté par Pinkophage à 14:43 - Ma vie d'instable relationnelle - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 22 février 2008

Professeur Pink.

Etre moniteur pour des travaux pratiques, c'est clairement éreintant. Que ce soit des petites extractions d'ADN ou de l'analyse de photos par microscope, ces étudiants sont épuisants.

Et ce qui est encore plus épuisant est de devoir réapprendre ce que l'on savait jadis, lorsque nous étions jeunes, histoire de pouvoir assouvir la curiosité de ces vilains étudiants.

Dans le même registre, courir dans tous les sens pendant 3heures et demi, apporter des racines à l'un, des lamelles à l'autre, et des conseils au dernier équivaut à 4heures de sport en salle.

Bref, être moniteur devrait être payé triple.

Posté par Pinkophage à 18:09 - Ma vie d'etudiante - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 19 février 2008

Con-art, ou l'art d'être hypocrite.

Il y a quelqu'un, dans mon entourage, qui, dès qu'il en a l'occasion, tente de me rabaisser. Globalement, cela se passe relativement fréquemment, puisque, "hierarchiquement", il est au dessus de moi. Il suffit pour moi de prononcer un mot de travers pour qu'il me reprenne et pointe du doigt mes faiblesses.

Avant, nous nous entendions relativement bien, mais je dois bien avouer que depuis une quinzaine de jours, il frise l'imbuvable. Il est plutôt froid, ne me parle plus spécialement, et joue parfois le "petit chef", ce qui a tendance à m'agacer passablement.

Cela dit, compte tenu que je me dois de rester en bon terme avec lui pour une raison "stratégique", mon challenge dès lors est d'apprendre à ravaler mon venin et le transformer en sourire".

A con, con et demi.

Posté par Pinkophage à 19:27 - Ma vie d'egocentrique - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 18 février 2008

Homo micro.

Ce week end, j'ai profité d'être dans le vrai chez moi pour voir un vieil ami, peut être même le meilleur, malgré le fait que l'on ne se voit pas souvent.

C'est la seule personne que je connais depuis très longtemps et que j'apprécie toujours autant, peut être même plus.
Je l'ai connu enfant, puis adolescent, puis adulte ne sachant pas trop qui il était, puis enfin, homosexuel épanoui, même s'il lui manque l'amour.

C'est avec lui que j'ai découvert le milieu homosexuel, et c'est un peu grâce à lui si je suis comme cela aujourd'hui.
Nous avons passé des soirées extrèmement drôles, voire extrèmement cocasses, dans ce milieu homosexuel. Les meilleures soirées que j'ai passées jusqu'à aujourd'hui, sans aucun doute.

Je me sens curieusement à l'aise dans ce milieu. Tout le monde est survolté, provoque et danse, mais cela n'empèche pas de sentir toutes ces émanations de sensibilité à fleur de peau. J'aime ce milieu, même s'il est souvent difficile d'y trouver le bonheur.

Depuis que j'ai du déménager, nous nous voyons moins, et surtout, nous ne sortons plus ensemble. On se voit en général chez moi, ou chez lui.
Et dès que je lui parle et qu'il me fait le récit des soirées dans lesquelles je participais activement il y a peu, je me sens un brin nostalgique. Je me dis qu'il faut absolument qu'on se refasse des soirées comme cela.

L'euphorie de ces soirées me manque.
Le contact facile avec les gens les peuplant me manque également.

Dès que je le revois, je me rends compte de tout cela.
Mieux encore, je me rends compte que mon fantasme ultime reste malgré le fait que j'ai aujourd'hui "toute ma tête".

Je vais refaire des soirées comme j'en faisais avant, et je vais assouvir ce fantasme.

Posté par Pinkophage à 23:34 - Ma vie d'egocentrique - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 13 février 2008

Pourquoi suis je née femme ?

Profitons de ce jour merveilleux de "repos" pour avoir le temps de poster ici.
Pour cela, commençons par dire merci à notre nouveau stérilet.

Tout a commencé hier, lorsque, décidée à me faire poser cette chose bizarre au fond de l'utérus, j'appelle la dame qui s'en occupe pour fixer un rendez vous le mois prochain.
Elle m'annonce alors pouvoir me recevoir ce matin même, soit 24h plus tard.

Armée de courage, j'accepte, vais chercher les pillules destinées à me "dilater l'utérus", et, ce matin, les ingurgite.
Avant le rendez vous, je me rends à la pharmacie acheter cette contraception hors de prix lorsque l'on passe en caisse, puis me rends, légèrement en retard, chez ma gynécologue.

A ce moment là, j'ai très mal au ventre, me sens plutôt mal, et songe à annuler. Finalement, mon tour vient, la gynécologue me demande de m'allonger sur la table les pieds en l'air, et m'annonce qu'en général, ce n'est pas douloureux.

Très bien.

Elle m'enfonce alors un objet en féraille qui me fait rudement mal. Cela dit, cela n'a rien de comparable avec ce qu'elle m'enfonce par la suite, qui n'est autre qu'une petite règle pour mesurer la longueur de mon utérus.
Là, j'ai cru mourir.

Pire que tout, ce truc est vicieux. Cela fait mal au début tout en restant supportable, puis, plus il s'enfonce dans l'utérus, plus la douleur devient atroce.

Voyant mes cris quelque peu bruyants, elle me demande si je désire placer ce vilain stérilet ou non, insistant sur le fait que, depuis la règle, "le passage est creusé et la douleur ne sera pas pire".

Je lui donne ainsi mon feu vert pour m'introduire ce putain de stérilet.

Et c'est alors qu'un nouveau calvaire commence. Il est manifeste que même en connaissant la douleur, mes cris n'ont pas été de décibels inférieurs. Le pire étant que, prise de remords face à ce qu'elle me faisait endurer, elle n'a pas osé placer la bête au fond de l'utérus, ce qui a résulté en le fait qu'il a fallu le remettre correctement quelques minutes plus tard.

Après cette immersion dans mon intimité, la douleur persistante dans mon bas ventre devait représenter 100fois celle que j'ai durant des menstruations douloureuses. Mais loin d'être tout, j'ai soudainement eu des tremblements généralisés à tout le corps, accompagnés d'une envie de vomir tonitruante.
J'ai donc eu l'honneur de rester allongée dans une pièce spécialement pour "gens qui ont du mal avec les tripotages gynécologiques", et ce, pendant 20minutes.

Je me suis relevée, les jambes tremblantes et un mal de ventre à tuer quelqu'un, puis ai décidé de rentrer chez moi, et non pas de me rendre au labo comme je l'avais prévu.
Je suis restée allongée toute la journée, bourrée de cachets contre le mal de ventre. Puis, comme elle me l'avait conseillé, j'ai lu la notice du stérilet, et les risques qu'il représente.

Et si ce matin j'avais l'impression de mourir, je sais maintenant que, par le nombre impressionnant de complications décrites dans cette notice, je vais mourir.

Conclusion : Optons tous pour le stérilet.

Posté par Pinkophage à 18:09 - Ma vie de fille stupide - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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