Une Petite Vie Rendue Publique

Ironie du sort, Ironie de la vie, Ironie de qui la narre.

jeudi 27 mars 2008

Intime stupidité.

Pink_vs_Loulou

Sisi, j'ai honte, en fait.
Ca apprendra à msn de mettre à disposition un enregistrement vocal si facile à utiliser

Posté par Pinkophage à 22:11 - Ma vie de fille stupide - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Elle s'appelait Motivation.

Cela faisait plusieurs semaines que, pour une raison ou pour une autre, je ne pouvais me rendre à ma séance de sport hebdomadaire.

En réalité, en septembre, lorsque je me suis inscrite dans cette salle, j'avais décidé d'y aller deux fois par semaine. Malheureusement, sitôt le mois de Janvier arrivé, je me suis rendue compte que je n'avais pas le temps.

J'ai alors décidé d'y aller une fois par semaine, mais pour suivre deux cours au lieu d'un seul.
Et là encore, pendant plusieurs semaines, je ne suis pas arrivée à m'organiser pour être à la salle de sport à l'heure.

Mais ce soir, c'était le grand soir. Je m'étais dit que quoi qu'il se passe, je serais à ma séance de sport ce soir.
Je quitte donc le labo tôt, me tape les embouteillages, arrive 15minutes avant le début du cours, et là ...

Et là, mes yeux se posent sur le planning d'aujourd'hui. Les cours collectifs s'arrêtent à 15h.
Bien, pas de problème. Hors mis qu'il est déjà 18h30.
Je demande confirmation à la grosse standardiste, qui, en effet, me confirme.

J'hésite alors tout de même me changer afin de grimper une petite heure sur ces engins de torture que l'on appelle des stepers, des vélos, et je ne sais quoi encore, pour faire ce qu'ils font tous lorsqu'ils y sont dessus : alterner entre me regarder dans le miroir, me regarder les muscles, et regarder les autres pour voir s'ils me regardent.
Mais, très rapidement, ma lucidité reprend le dessus.

C'est ainsi que moins de 5 minutes plus tard, j'étais sur le parking, à coté de ma voiture, en train de fumer une clope et réfléchir à ce que je ferais dans 30minutes, lorsque je serai affalée dans mon canapé.

Posté par Pinkophage à 19:38 - Ma vie de fille stupide - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 24 mars 2008

Aujourd'hui, 10h, 1er rendez vous.

C'est officiel mes lecteurs, vous êtes graves. Par graves, j'entends plus graves que moi. Si en effet, j'estime parfois qu'exhiber ma vie est une sorte de perversion, j'estime aussi que multiplier mes statistiques ainsi que le nombre de commentaires par presque deux lorsque je parle de mes aventures sexuelles, c'est assez exceptionnel ! :-)

Cela dit, vous voulez de la fesse, mais malheureusement, vous n'en aurez pas. Non pas que je sois soudainement devenue pudique, cela serait passé dans le journal de 20h, mais parce qu'en réalité, il ne s'est rien passé de sexuel.

Commençons par ce matin. Reveil à 8h pour pouvoir être prête à 9h30. Je suis longue, je le reconnais, mais pour une fois, j'avais des choses à faire.
Je décide de m'habiller exactement comme je m'habillerais pour aller au travail : féminine, juchée sur talons aiguilles, mais pas de micro jupe. Apparemment, être homo et s'habiller en jupe ne va pas de pair. J'ai donc préféré jouer la carte de l'hétéro mais pas trop.

Dans la salle de bain, je passe un temps précieux à m'épiler de fond en comble, excédent de pilosité reflétant la solitude dans laquelle je baigne depuis une semaine oblige.
Soudainement, je me demande si les lesbiennes ont une façon spéciale de s'épiler le maillot.
L'intégral est il de rigueur ? Faut il, au contraire, comme Shane dans The L word, que je laisse ma toison au naturel ? Est il nécessaire de déforester la zone que je comptais laisser velue ?

Face à toutes ces questions hautement existentielles pour lesquelles je n'ai pas la moindre ébauche de réponse, je décide là encore de ma la jouer naturelle en m'épilant comme d'habitude.
Je décide de me maquiller également comme d'habitude.

Après tout, j'étais une hétéro pure souche il y a quelques années encore, et même si j'avoue avoir un peu honte de retourner ma veste si tard, après tout, j’ai quand même la gloire de l’assumer.

Je pars 20minutes en retard, ce qui était quelque peu prévu et me permet d’arriver 5minutes en retard seulement à mon fameux rendez vous (notez, au passage, mon organisation sans faille, même le retard est compris).

Je suis un peu tendue, bien que plus détendue qu’une heure auparavant. Elle est en retard, alors je m’allume une clope, pour avoir l’air faussement détendue lors de son arrivée.

Je la vois alors sortir de sa voiture. Très androgyne, peut être plus qu’en boite le vendredi. Des lunettes de soleil sur le nez, un pantalon à tendance baba cool, ses cheveux en bataille ordonnée. Je la trouve super sexy. Cet espèce de coté garçon manqué qu’elle dégage m’attire.

Elle m’embrasse à son arrivée, et nous partons vers un café. Là, on ne tient pas la main, et j’avoue que je n’ose pas lui prendre la sienne. A vrai dire, je n’ai strictement aucune idée de ce qu’est pour elle ce rendez vous. Mais c’est elle qui mène la danse sans le savoir. Perdre le contrôle me plait, c’est si rare.

On boit donc notre thé en discutant de tout et de rien. J’oublie que je ne me rappelle pas de son prénom, et par conséquent, je ne pense pas à le lui demander pendant qu’il n’est pas encore trop honteux de ne pas s’en souvenir.
J’avoue que j’ai du mal à cerner si je suis intéressante ou pas. Si je ressemble à une vraie lesbienne ou à une hétérosexuelle qui veut voir du terrain. Elle ne laisse rien transparaitre, si ce n’est qu’elle pose des questions.

Je lui en pose aussi, des questions très générales. J’ai l’impression d’être une gamine en face d’une adulte de 27ans.

On décide ensuite d’aller s’assoir dans l’herbe.
En réalité, j’avais pour idée qu’on aille manger un bout dans un hôtel et qu’on s’enferme par la suite dans une chambre, pour discuter, ou faire autre chose d’ailleurs. Mais j’ai vite compris que cette fille n’était pas venue pour cela malgré ses textos très aguicheurs. Elle a tenu à me revoir tout en sachant pertinemment que l’on n’aurait pas la moindre intimité.

Dans l’herbe, on s’embrasse plusieurs fois, mais elle m’avoue être génée de s’exhiber en public. Pas parce qu’elle est lesbienne, mais parce que personne n’est en droit d’infliger une scène d’embrassades torrides à son prochain.

Durant cette pause herbivore, je viens à parler du jour où j’ai découvert ma tendance au lesbianisme, avec une certaine honte, j’avoue. Rappelez vous, c’était il y a plus d’un an, suite à la série The L Word : complètement ridicule, en quelque sorte. Je lui explique tout cela avec une certaine dérision, elle se marre comme il faut, et en vient à une conclusion un peu moins honteuse.

« En fait, tu as réalisé tout cela à la mort de ton père. Et cela ne m’étonne pas. Souvent, on a un cocon équilibré, et on ne se pose pas de question. Mais sitôt que cet équilibre se rompt, notre schéma prémaché de vie change».

Nous finissons par aller manger. Pendant ce temps, nous parlons de nos vies sentimentales, et de choses plus personnelles. Je comprends très vite qu’elle est encore plus indépendante que moi, et a absolument besoin de son espace.

Vers 14h15, déjà en retard, elle me quitte en m’embrassant plusieurs fois.
Et ajoute avec humour: « la prochaine fois, on baise ! ».

La prochaine fois …

Ce qui me gène dans tout cela est que je n’avais pas prévu, lors de notre première soirée, de la revoir plus d’une fois. Par conséquent, je ne lui ai pas parlé de TopGun.
Ensuite, lorsqu’elle m’a appelé hier pour que nous nous voyions aujourd’hui, j’ai pensé à un plan fesse, et n’ai donc pas jugé important de lui parler de quelqu’un qui, finalement, n’avait rien à voir avec elle.

J’aurais pu en parler aujourd’hui. Mais je n’en ai pas eu le courage. Cela aurait donné l’impression que je profitais d’elle, alors que ce n’était pas le cas. J’ai simplement insisté sur le fait que je ne savais pas où je mettais les pieds.

A 14h30 tapante, TopGun m’appelait du Portugal pour me demander : « Alors ton rendez vous ? ». Je me demande si une petite part de lui même a peur de me perdre, et que cette part était responsable de cette phrase, ou si, comme il le dit lui-même, il s’inquiète simplement que j’ai ce dont je désire.

Toujours est il que cette honnêteté me rapproche de lui et me donne le sentiment d’être encore plus amoureuse, car acceptée simplement.

Toujours est il aussi que j’ai très envie de revoir cette fille.

Posté par Pinkophage à 21:39 - Ma vie d'instable relationnelle - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une suite prévisible.

Suite au texto de ce matin, j'ai appelé TopGun pour lui décrire exactement l'avancée de la chose. Je lui ai demandé clairement de me dire si cela lui posait un quelconque problème, en insistant bien sur le fait que lui est plus important que n'importe quel fantasme.
Il m'a affirmé qu'il n'y avait aucun problème de son coté, vraiment, et m'a encouragé à aller au bout de mes envies.

J'ai donc répondu à ce texto. Malheureusement, étant chez ma mère, une rencontre s'est avérée quelque peu difficile, mais il semblerait que nous ayons trouvé un arrangement. Nous nous retrouvons donc demain matin à 10h. J'avais pour idée de prendre un petit dej', mais il semblerait que les hôtels ne délivrent plus de nourriture passé 10h.

J'avoue que l'idée d'aller à l'hôtel pour être tranquille me plait moyen, mais il semblerait que nous y soyons forcées, compte tenu que c'est elle qui se déplace.

Je suis un peu stressée car j'aurais préféré la revoir dans un lieu plus intime, mais à la fois, je n'ai strictement aucune idée de ce qu'elle prévoit pour nous. Je ne sais pas du tout si notre entretien va se limiter à un thé autour d'un croissant, ou va se terminer chaudement sous des draps. Son premier texto m'aurait plutôt dirigé vers la seconde option, mais le fait qu'elle veuille me voir alors qu'elle sait qu'on n'aura pas forcément d'intimité est du coup, un tantinet contradictoire.

Bref, demain matin, Pink' a rendez vous avec une fille.

J'ai l'impression d'avoir à nouveau 14ans et d'être à mon premier rencard.
Accessoirement, je maudis mon stérilet de me provoquer toujours des saignements à ce jour.

Mais j'ai très envie d'être à demain.

Posté par Pinkophage à 00:45 - Ma vie d'instable relationnelle - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 23 mars 2008

Caroline, mais en plus concret.

Vendredi soir, comme prévu, je suis allée en boite gay. Je n'étais pas franchement d'humeur lesbienne en arrivant, mais la population féminine étant particulièrement diverse et accessoirement canon, une heure plus tard, mon taux de lesbianisme était à la dose maximale légale.

Je remarque alors deux filles particulièrement "Shane" (The L Word). Manque de bol, je ne tarde pas à me rendre compte qu'une est "maquée" avec une butch de base qui l'appelle "ma meuf", et que l'autre a l'air d'une connerie absolue.

C'est alors que mes yeux se posent sur une fille somme toute très charmante, un peu moins "Shane" mais avec des cheveux qui me font tout de suite quelque chose, et qui me sourit.
Bien.
Je l'observe alors avec attention, tente un rapprochement physique, mais force est de constater que cette fille pense plus à s'amuser qu'à draguer la femelle.

En fin de soirée, je décide de passer à la phase II, plus communément appelée "phase d'action". Je me rapproche donc, puis soudainement, le Ptit Jes' me facilite les choses, très probablement grâce à toutes mes bonnes actions de l'année en cours d'ailleurs, en poussant le DJ (un travesti, soit dit en passant) à diffuser une musique nulle, qui nous laisse toutes deux profondément pantoises.

On se regarde alors, perplexes, elle me parle, je lui réponds, et c'est alors le début d'une idylle pulsion sexuelle très forte. Elle ne parle qu'au second degré, je réponds au 3eme.
Nos premières phrases sont : "je dois reconnaitre que tu me plais beaucoup", ce à quoi elle me dit "j'étais loin de m'imaginer qu'une fille en jupe me dirait ça un jour".
Elle m'annonce alors qu'elle se fait plutôt draguer par des filles en pantalon, ce qui me fait lui demander "avec ou sans culotte ?".

Ceci est le début de notre conversation. Rapidement, elle me demande "bon alors, on fait comment ? Je t'emballe directement, je te paye un verre pour t'emballer plus tard, je commence par te proposer une cigarette ?". Je lui réponds alors qu'il est inutile de perdre du temps, que je suis une fille qui ne demande pas d'artifice, et que, par conséquent, la meilleure solution est de m'emballer directement (second degré, je précise pour les lecteurs).

Bref, après quelques blagues qui nous faisaient beaucoup rire, nous nous embrassons. Merveilleux baiser au demeurant. Très long, très sensuel, très doux, j'en avais les jambes qui tremblaient.
Ce que j'ai adoré, c'est toucher un cou très doux, des joues très douces, des cheveux qui venaient inlassablement dans nos bouches.

10minutes plus tard, la boite fermait, et lorsque nous avons rouvert les yeux, nous devions être 10 sur la piste et les lumières étaient allumées.
Elle me demande où je termine la soirée, elle me dit où elle termine la sienne, et je décide finalement de terminer la soirée avec elle.

En sortant, nous parlons une dizaine de minutes, et je la trouve vraiment très bien. Très équilibrée, très drôle, et intelligente par dessus le marché. Je nous sens sur la même longueur d'onde, ce qui est assez rare finalement.

Nous nous séparons dans une pelle interminable et nous retrouvons 15minutes plus tard, dans une nouvelle boite.

Etant dans une boite hétérosexuelle, j'avoue être un peu timide au début, ne sachant pas jusqu'où nous avons le "droit" d'aller, mais une demi heure plus tard, nous sommes sur le canapé, à nous embrasser langoureusement. Mes mains se posent sur ses seins, et j'adore cette sensation. Ils sont un peu gros, mais pas trop, je la sens frémir dès que je les touche. De mon coté, mes pieds se décollent du sol sitôt qu'elle m'embrasse dans le cou. Et lorsque ses mains deviennent discrètement baladeuses, je me sens complètement hors de moi.

Nous passons cette fin de soirée de cette façon, jusqu'à ce qu'un homme vienne bien entendu nous proposer de se joindre à nous. Et c'est à ce moment ci que j'ai reellement compris à quel point ce genre de reflexions pouvait être énervante pour deux filles. Car en réalité, un mâle dans ce genre de situation ne servirait strictement à rien.

La fin de soirée approche, et je décide de lui donner mon numéro, lui précisant "au cas où tu aies un peu de temps demain, avant de repartir" (elle n'est pas de la région).

Hier, je n'ai pas eu de ses nouvelles, ce à quoi je m'attendais, compte tenu que sa journée semblait en effet bien chargée.
J'ai profité de mon après midi pour expliquer ma soirée à TopGun, qui a répondu par un "si tu en avais envie, alors tant mieux". J'ai adoré sa réaction.

J'ai profité de ma soirée pour expliquer tout cela à ma mère, avec qui nous sommes très proches, dont la réaction fut quelque peu ... différente de celle de TopGun. A la fois, une mère reste quelqu'un "en retard" par rapport au temps actuel, mais c'était pour moi important qu'elle soit au courant.

Hier soir, je me couche, regrettant quelque peu de ne pas avoir pu revoir cette fameuse fille.
Puis à midi, ce matin, j'allume mon téléphone et lis :

"Comme je ne suis pas encore totalement "muffle", un petit mot pour souligner que je ne t'ai pas oublié une fois les litres cuvés. Lundi, au p'tit dej, peut être pourrions nous s'envoyer en l'air avant que mon avion decolle..." (elle part pour 15jours aux Etats Unis).

Je n'ai pas encore répondu, mais avoue avoir une pointe d'excitation mélée, tout de même, à de l'appréhension.

Posté par Pinkophage à 12:56 - Ma vie d'instable relationnelle - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 21 mars 2008

Pas d'interet reel, mais il y a des jours comme ça.

Nous sommes vendredi et je ne travaille pas.
Lundi, nous serons lundi, et je ne travaillerai pas non plus. Cela dit, en fait, si, je travaillerai, mais juste une heure, le temps d'immortaliser le développement de mes amours de plantes.

Je dispose donc de 4jours pour me reposer de tout le stress causé par ce doctorat ces derniers temps. 4jours pour faire autre chose que bosser 10 à 12heures pour finalement avoir l'impression de ne rien avoir fait du tout.

Je dois reconnaitre que ces 4jours vont me faire un bien fou car j'avais incroyablement besoin de vacances. Tout ce travail, tous ces doutes, je quitte tout pour 4jours. Enfin presque, car je n'ai pas pu m'empécher de ramener un tantinet de travail, au cas où j'ai moment "disponible", ce qui n'arrivera en réalité très certainement pas.

L'année dernière, j'ai entendu pendant 8mois "Ne viens surtout pas là Pink'. Ici, c'est l'enfer, vas ailleurs, mais ne viens surtout pas là".
Compte tenu que je ne comptais pas baser mon avenir scientifique sur l'avis d'une personne, je ne l'ai pas écouté, et je suis venue là.

Et 6mois après, je commence à entrevoir le début d'une compréhension de ce qu'il me disait. Il y a quelques personnes hostiles qui prennent un plaisir certain à vous rabaisser dès qu'ils peuvent en avoir l'occasion. Un projet de titan qu'il est à moi de définir. Une autonomie déstabilisante. Et une pression qui peut rapidement devenir trop forte.

L'avantage est que sachant tout cela, j'aurai moins de mal à m'y adapter et faire avec. Alors après ces 4jours de repos, je me reprends et je m'accroche.

Ce post est inintéressant, je le concède facilement, mais j'avais besoin d'exorciser et c'est comme ça ! :-)

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mardi 18 mars 2008

Vague creuse.

TopGun est parti en formation pour son nouveau travail quelque part dans l'Europe dimanche matin, et ne revient que dans 15jours.
Je pensais profiter pleinement de ces deux semaines sans lui pour travailler plus tard le soir sans pour autant culpabiliser de le laisser seul à la maison et pour profiter de moi même, simplement.

Force est de constater qu'en réalité, j'ai plutôt tendance à m'emmerder fortement. Je rentre le soir avec une flemme de faire quoi que ce soit, n'arrive pas à aller me coucher, et me lève le matin en me demandant intérieurement "et si j'étais malade ce matin ?".

Bon cela dit, en réalité, je mens un peu concernant le dernier point. Oui, je me lève le matin en me questionnant sur les éventuels bienfaits d'être malade cette journée, mais cela est plus lié au boulot lui même, qu'à l'absence de TopGun.

Oui parce qu'en fait, je pensais parler de TopGun dans ce post, mais je me rends compte que je suis plutôt d'humeur à me plaindre.

Il y a deux semaines, lors d'une réunion de l'ensemble du laboratoire, j'explique mon projet choisi (comprendre obligé par le boss lui même) qui s'avère être, d'un point de vue personnel, absolument casse gueule ambitieux. Sur ce, je ne constate pas de cri à l'annonce de tout cela, ce que j'interprête par une simple faisabilité de l'expérience.

Aujourd'hui, j'explique très brièvement ce que j'ai fait, et quelqu'un dérape en me posant des questions auxquelles j'avais déjà répondu la semaine passée. J'en viens à réexpliquer mon projet, exactement de la même façon que je l'avais fait la semaine dernière.

Et là, ça se réveille dans la salle. Ca dit que c'est trop long, que je ne finirai jamais, que c'est bien trop casse gueule, et que je n'ai, pour le moment, pas la carrure de porter tout cela seule. En effet, c'est bien ce que je pensais, donc je n'y vois rien de négatif, hors mis le fait que tout le monde se tait lorsque le boss est là, voire, pire encore, acquiesce en trouvant l'idée géniale, mais sitôt absent, les réactions changent.

Du coup, je me retrouve à nouveau au point de départ, qui consiste simplement à trouver quelque chose à faire à une échelle humaine, et le plus vite possible de surcroit, 6mois après mon arrivée. Le tout en étant autonome.

Au secours.

Posté par Pinkophage à 19:00 - Ma vie d'etudiante - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 12 mars 2008

Torture mentale et autres sexualités.

C'est assez étrange ce qu'il se passe depuis quelques mois.
Avec TopGun, tout va bien. On s'entend très bien, nous sommes à la fois très amis, et très amoureux. Peut être, non, sans aucun doute, c'est la première fois que je vis une histoire aussi passionnelle mais pourtant si équilibrée.
On s’accroche parfois, mais pour des broutilles, qui prennent fin dès lors que l’un en a décidé. Nous sommes réellement dans une harmonie que je ne pensais possible avec personne. Et dans cette harmonie « facile », il n’y a pourtant pas cette routine qui la rendrait chiante.

Ce qui me donne une sensation très étrange est sans aucun doute le sentiment que je serais totalement perdue sans lui à mes cotés. Pas perdue dans le sens où je ne sais être autonome, mais plus dans l’idée qu’une partie de moi lui appartient, ou, plus juste encore, que mon corps a laissé une place pour lui en son intérieur, et que cette place se retrouverait vide s’il partait.

Mais là n’est pas la chose étrange.

Au début où nous étions ensemble, j’avais tout le temps envie de lui. Mais tout le temps.
Puis après, problèmes vaginaux oblige, j’ai été réduite à des traitements médicamenteux anti-libido pendant plusieurs mois.
Cela fait maintenant près de deux mois que je ne suis sous aucun traitement, hors mis, depuis un petit mois, la présence de mon vilain stérilet à l’intérieur mon étroit (à en juger par la douloureuse pose de ce dit stérilet) utérus.

Et pourtant, même aujourd’hui, je ne suis qu’une très faible consommatrice de sexe.
J’arrive le soir tard, et dès lors que je me trouve dans la position allongée, la seule idée qui me vient en tête est de dormir. Même lorsque j’essaye de ne pas sombrer dans les bras de Morphée, l’envie ne vient pas, hors mis celle de dormir.

Ensuite, il y a les week ends. Les week ends, curieusement, ça se passe mieux. Il suffit que je dispose de temps pour trainer au lit, et à Top Gun d’être un tantinet calin pour que je parte au quart de tour. Mieux, c’est souvent moi qui lui suggère l’action alors que nous sommes en plein ménage de printemps.
Cela dit, même les week ends, j’ai envie, certes, mais je ne suis tout de même pas une grosse chienne insatiable.

Pour ma gouverne, il faut bien dire que depuis ces deux mois, la dérégulation de mon cycle hormonal me provoquant quelques saignements (comment cela vous n’aimez pas les détails ?), rien n’est regroupé pour causer de bonnes relations sexuelles.

Cela dit, toujours, ce matin, bien réveillée et reposée, l’envie est venue. Nous avons donc fait nos affaires, jusqu’à ce que TopGun aie une « panne ». Il dit qu’il en a une dès lors que nos relations sexuelles ne sont pas « assez fréquentes ». Et en effet, cette affirmation est vérifiée.
Sauf que moi, après 11heures de travail quotidien, je n’ai pas envie. Et le matin, j’ai envie, mais lui dort.

Pensez vous que nous arriverons à être enfin en harmonie lorsque mon cycle utérin sera enfin correctement réglé ? Faut il que je travaille moins pour baiser plus ? Faut il systématiquement régler le réveil matinal 30minutes avant de façon à faire du sport quotidiennement ou presque ?
Pensez vous que ce genre de phase puisse être foncièrement critique pour un couple, ou arrive-t-elle à tout le monde ?
Se peut il que cette relation me dépasse et que je ne sache la gérer ?

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vendredi 7 mars 2008

La fin de l'Homme.

Le temps passe trop vite lorsque l'on travaille trop.

J'aurais des tonnes d'anecdotes à raconter, mais le temps passant, je les oublie.

Prenons donc un sujet d'actualité. Sarkozy, Betancourt, Les Restos du coeur, L'Homme.
Pour re-situer les nouveaux venus ou les derniers de classe, l'Homme n'est pas à confondre avec TopGun. TopGun est l'homme avec qui je vis. L'Homme fut l'homme avec qui je révais de vivre autrefois, qui m'a cruellement brisé le coeur, mais avec qui nous avions conservé une amitié très forte.

L'Homme donc. Une amitié très forte, bien qu'ayant des hauts et des bas, jusqu'à ce que je rencontre TopGun.
Lorsque j'ai annoncé à l'Homme que je vivais avec TopGun, je n'ai plus jamais reçu aucune nouvelle de sa part.

On pourrait alors le penser primaire, se dire qu'il voulait me besogner, et que, une fois l'enjeu parti, changeait simplement de proie. Mais il est en réalité beaucoup plus complexe que cela, et, qui plus est, ne voulait pas me besogner.

Il a peut être été "déçu" de ma faculté à me fondre dans la masse en adoptant une vie de couple façon française moyenne. Ou désolé que je n'ai plus de potins extrèmement drôles à lui raconter, pour cause d'avoir une vie "rangée".
Dans l'ensemble, après de multiples reflexions, j'en reviens toujours à la même conclusion : j'ai du le décevoir.

Ayant un ami commun, j'ai appris qu'il avait récemment traversé une période assez difficile. La grande question s'est alors posée : dois je le recontacter pour lui préciser que je reste, malgré tout, son amie, ou dois je simplement profiter du fait qu'il m'aie oublié pour me dégager définitivement de ses griffes ?

J'avoue qu'il m'a fallu plus de deux ans pour arriver à construire quelque chose avec quelqu'un sans me dire que de toute façon, l'Homme était mieux. Par conséquent, replonger dans une phase comme cela serait terrible, d'autant plus qu'aujourd'hui, je sais que j'ai à mes cotés quelqu'un de vraiment bien.

Cela dit, lorsque j'y pense, je ne m'imagine pas non plus avoir le coeur tremblant si mes yeux viennent à se poser sur lui, tant j'ai l'impression d'être réellement passée à autre chose.
Mais qui sait ? N'ai je pas déjà pensé cela des tonnes de fois, et sitôt que mon corps sentait sa présence, tout mon intérieur se liquéfiait brutalement ?

L'Homme, malgré tout le mal qu'il a pu me faire, fut mon meilleur ami, et je suis convaincue qu'il pourrait l'être à nouveau, mais sans cette ambiguité qui pourrissait notre relation à chaque fois.

Mais cet ami potentiel vaut il le sacrifice éventuel d'une relation basée sur un amour immense et qui marche sans se forcer ?

Je comprends subitement le comportement de tous les gens qui ont connu l'Homme avant moi. Ils en sont tombés amoureux, se sont fait gentillement congédier quelques mois plus tard, mais ont finalement fini par refaire leur vie. Tout comme eux, je ne reprendrai pas contact avec l'Homme car le manque qu'il me procure parfois n'a strictement rien de comparable avec tout ce que j'ai aujourd'hui.

Posté par Pinkophage à 17:34 - Ma vie d'egocentrique - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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