Une Petite Vie Rendue Publique

Ironie du sort, Ironie de la vie, Ironie de qui la narre.

jeudi 31 juillet 2008

3-1 = 2.

L'inconvénient d'avoir plusieurs rats est indéniablement qu'il y en a toujours un qui n'est pas au top.

En décembre dernier, le rat d'âge moyen n'avait rien trouvé de mieux à faire que de se jeter dans un seau de javel diluée qui avait servi à nettoyer le sol deux jours auparavant. Même après l'avoir rincé, la peau de ses pattes s'est barrée, et en cicatrisant, il eut des moignons de pattes et non plus des pattes avec des doigts.
Peu après, il a développé un problème respiratoire, avec lequel il vivait très bien.

Il y a plusieurs mois, ce fut le vieux qui perdait la motricité de sa queue, et qui a, aujourd'hui, une queue en tire bouchon. Queue très mignonne au demeurant, soit dit en passant.

Il y a ensuite eu, très récemment, mon petit dernier qui, suite à un "mouvement trop brusque de son petit dos", traine aujourd'hui les pattes arrières.

Bref cela ne s'arrête jamais.

Sauf qu'aujourd'hui, cela s'est arrêté pour l'un d'entre eux, mon rat looser, celui qui était tombé dans la javel et à qui il arrivait toujours des vilaines histoires, celui qui puait mais que je préférais car il aimait faire des calins, et était jaloux quand je m'occupais des autres.

Ce midi, je l'ai vu sale, plus sale que d'habitude j'entends. Je l'ai lavé. Ce soir, il était sale et de plus en plus prostré. J'ai su qu'il était en mauvaise posture lorsque j'ai vu que les autres étaient tout excités et s'éloignaient de lui.

J'ai compris qu'il était définitivement passé de l'autre coté de la barrière lorsque je l'ai vu étendu dans sa cage, les yeux entrouverts, avec du copeau dedans.
On l'a sorti, mis à la poubelle, puis on a passé la cage et les deux rats restants au lavage.

Ce n'est qu'un rat, et un rat débile de surcroit, mais il n'empèche que ça me fait de la peine qu'il soit mort, d'autant plus que je n'étais pas là, et qu'aujourd'hui, il était tellement sale que je n'ai pas franchement eu la bonté de m'en occuper des heures.

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mercredi 30 juillet 2008

Vie de rose.

Il est 1h du mat', je suis en petite robe blanche, mes jambes sont bronzées, je fume une cigarette, l'esprit vide et le corps sain.

Je suis en vacances.

Je suis en vacances...

J'erre sur internet, je joue avec le nouveau chien de ma mère, je regarde mon rat, que je pensais agonisant mais qui n'a finalement probablement qu'un "tassement de vertèbres" (on ne rit pas au fond), qui dort et fait le con, je regarde les autres rats qui ont chaud et s'étendent dans leur cage, je regarde mes jambes et j'hallucine sur la rapidité de mon bronzage, je regarde mon visage, en me disant que cette maudite acné post stérilet s'estompe violemment, et je suis bien.

J'ai terminé ma dernière semaine de travail par la réussite d'un projet qu'on m'avait refilé, mon boss m'aime, les gens que je n'aime pas vont bientôt disparaitre, j'achève ma première année de doctorat en commençant à comprendre correctement ce que je fais et dois faire, et en ayant l'impression d'avoir avancé pour de vrai.

J'ai dit à TopGun que je trouvais que notre couple n'allait pas très bien ces temps ci, ce à quoi il a répondu par un "ah bon?" des plus surpris, ajouté d'un rassurant "moi je ne trouve pas". Le lendemain, il me prenait fort dans ses bras, et on rigolait comme des débiles.

Mes amis sont là, ceux qui n'en sont plus ne sont plus vraiment regrettés, et je m'entends enfin bien avec mes ex.

J'ai trop d'argent sur mon compte en banque, songe à placer le trop plein quelque part, mon armoire de fringues est pleine à craquer et j'ai des tonnes de paires de chaussures qui attendent que je les porte.

Mon appartement est grand et beau, ma vie équilibrée tout en étant excitante, j'assume parfaitement qui je suis et j'emmerde profondément ceux qui n'aiment pas.

Si je devais mourir, je choisirais ce soir.

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vendredi 18 juillet 2008

Lettre ouverte à une porte fermée.

Il a quelqu'un dans sa vie, et cela me fait tout bizarre.
Non pas que des sentiments amoureux à son égard soient toujours là (je n'y crois pas du moins), mais je crois que l'entendre parler de quelqu'un d'autre que moi avec autant de respect me laisse sans voix.

Quelque part, je suis contente, mais d'une autre part, je suis chagrinée, sans vraiment parvenir à définir pourquoi.

Une passion.
Puis le vide.
Puis des interminables "je t'aime, moi non plus" qui donnent, chaque fois un peu plus, le sentiment d'être connecté "à jamais".
Et puis plus rien.

Chacun poursuit sa vie, oubliant l'autre, le rangeant dans un tiroir, à coté des vieux t-shirts que l'on ne met plus mais que l'on ne jette pas à cause de leur valeur sentimentale.
Et puis un jour de grand ménage, on se décidera finalement à foutre en l'air tous ces vieux t-shirts, estimant que l'on n'en a plus besoin, et on s'empressera d'oublier tout ce qu'ils représentaient.

Pire encore, plus tard, lorsque notre mémoire sera sporadiquement sympa, elle nous rappellera vaguement cette histoire que l'on a vécu, jadis, et on se dira "ah, ce que j'étais bête à l'époque, et dire qu'il/elle avait de l'importance à mes yeux".

Il pourrait être mon meilleur ami, mon confident, et bien plus encore, mais il est simplement absent.
D'excellents souvenirs qui ne veulent exister au présent.

Il y a des soirs, comme ce soir, comme d'autres soirs, où ton amitié me manque terriblement.

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dimanche 13 juillet 2008

Du chiant et inutile.

Mes derniers messages s’étant sauvagement effacés avant que je ne puisse les publier, je ne reviens qu’aujourd’hui. Je pourrais faire un texte à thème, comme je l’avais fait dans les posts effacés, ce qui donnerait de la consistance à mon blog, mais non, je ne ferais que raconter ma vie, qui, comme certains, ponctuellement, me le font remarquer ici, est profondément inintéressante.

Alors tout d’abord, je me suis offert un week end de 4jours chez moi la semaine dernière. J’en ai profité pour dépenser beaucoup d’argent aux soldes bisannuelles avec ma Moman que je n’avais pas vu depuis plusieurs mois, et pour voir ou apercevoir des amis, que je n’avais pas vu depuis longtemps également.
Le bilan est que cela fait beaucoup de bien de raconter ma vie en profondeur et avec honnêteté à des gens qui me connaissent et ne me jugent pas, quoi que je dise, et quoi que je fasse.

Je suis ensuite retournée au labo où l’ambiance est on ne peut mieux. Je ne puis rentrer dans les détails ici, mais tout est parfait, et ce, grâce à mon boss, qui parfois, est réellement  merveilleux.

J’ai hésité à reprendre contact avec quelqu’un d’oublié. La nostalgie du moment aidant, mes vrais amis se raréfiant, j’ai cru avoir besoin de sa compagnie. Puis je me suis rappelée que certaines personnes font plus de mal que de bien, ou, quand elles ne font pas de mal, ne font pas de bien non plus.

J’ai aussi réalisé que j’étais lue par potentiellement pleins de gens.
Il y a d’abord ces gens qui sont arrivés ici par pur hasard, et qui composent mon lectorat de façon majoritaire.
Il y en a d’autres qui sont arrivés ici par un hasard plus ou moins provoqué, et qui aiment flâner ici, en se disant « oh je la connais elle, elle était dans ma classe ».
Il y a ensuite des gens qui me lisent, et qui, un beau jour, disent m’avoir croisé quelque part.

A ce propos, je m’étais toujours dit que je serais très fière de moi le jour où un lecteur me reconnaitrait et viendrait me demander « es tu Pinkophage ? ».
Il semblerait que ce moment soit arrivé, excepté le fait que la personne n’est pas venue, et a, par extension, annulé toute fierté que j’aurais pu avoir à répondre « oui, c’est moi ».
Fierté stupide, je vous l’accorde, mais chacun essaye d’avoir une bonne estime de soi comme il peut !

Et puis, il y a quelqu’un d’autre, dont j’ai appris l’hébergement sur canalblog il y a quelques jours seulement, qui, lorsqu’il me verra en première page, ne résistera surement pas à la curiosité de cliquer sur le lien … curiosité à laquelle je n’aurais pas résisté non plus, d’ailleurs.

Bref, il est donc de mon devoir de distiller mes dires, de façon à ménager les gens qui me sont chers, ou pas d’ailleurs, de façon à éviter d’éventuels conflits.
Et cela me gonfle à un point peu imaginable.  Devoir me censurer sur mon propre espace personnel m’emmerde profondément.
Cela explique surement pourquoi, avec le recul, je me rends compte que j’en dis toujours trop, limitant les conflits, certes, mais tout en annonçant clairement la couleur à quiconque sait un minimum lire.

Dans un autre domaine, et sans connection aucune, cela fait aujourd’hui 14 mois que je suis avec TopGun.
Dans 1 mois, si je reste « fidèle », alors TopGun sera le monsieur avec qui je suis restée le plus longtemps sans tromperie.
Et dans 4 mois seulement, si nous sommes toujours ensemble, alors je battrais mon record personnel de la plus longue relation amoureuse.

Je vous avais prévenu que cela serait inintéressant et décousu, alors on se tait et on ne râle pas. J

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samedi 12 avril 2008

Questionnements multiples sur la femme ado et adulte.

J'ai passé ma semaine au ski avec une ado à l'adolescence bien plus dure que la mienne. Elle veut se suicider (comme toutes les ados), mais ne le fait pas (comme toutes les ados), est complexée (comme toutes les ados), a des tonnes de meilleurs amis qui lui manquent troppppppppppppp alors qu'elle ne les connait que depuis quelques mois (comme toutes les ados) aime un mec qui ne l'aime pas (comme toutes les ados), passe son temps à dessiner et écrire tous les malheurs de sa vie (papa veut pas que je fume, untel ne m'aime pas, mon frère me fait chier) (comme toutes les ados), écrit 20textos par jour (comme toutes les ados), ne parle que de "look" et trie ses fréquentations sur ce critère (comme toutes les ados), et, cerise sur le gateau, me vole des cigarettes lorsque j'ai le dos tourné (je ne parlerai pas au nom de toutes les ados cette fois ci, mais je le faisais également, lorsque j'étais top rebelz).

Je dois bien reconnaitre que malgré la très nette amélioration de comportement les derniers jours, je suis bien heureuse de vivre à 400kilomètres de tout cela. J'avoue que je ne sais pas comment font mes frères et ma mère pour supporter cela.

Ah si, je sais !
Ils ont du mal !

Vendredi matin, j'ai reçu un appel de ma Dame (c'était il y a trois semaines rappelez vous), qui rentrait tout juste de son voyage à l'étranger.
Je dois dire que cela faisait plusieurs jours que je me demandais si elle était revenue en France, et si elle me rappellerait un jour.
Et bien oui, elle l'a fait. J'aimerais beaucoup savoir ce qu'elle pense de moi. Ce qui l'attire, ou la rebute. Ce qui la pousse à me rappeler, connaissant la distance qui nous sépare, son besoin d'indépendance et le mien, et toutes ces choses qui nous éloignent.

J'ai du couper la discussion très rapidement, en lui assurant de la rappeler très vite.

Depuis, je me demande ce que je vais lui demander lorsque je la rappellerai.
De venir un week end chez moi, ou d'arrêter de m'appeler ?

Comment peut on jouer sans cesse avec le feu comme je le fais, le tout en aspirant à un bonheur total et durable ?
Pour tout dire, compte tenu que ce trait de caractère ne touche pas seulement le domaine personnel, mais aussi le domaine professionnel, j'en viens à me demander si ma démarche est seulement celle d'une nana voulant trouver un bonheur le plus total possible, ou si elle est tout simplement volontairement, bien qu'inconsciemment, destructrice.

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samedi 5 avril 2008

Vacances et autres plaisirs.

Il y a une heure trente, je laissais TopGun embarquer dans un avion l'amenant loin de moi (très loin de moi, en fait) pendant un mois.

J'adore ses formations !

Le coté positif est indéniablement que je vais pouvoir mener une vie de célibataire, à savoir fumer dans la maison, rentrer du boulot à pas d'heure, boire avec mes collègues de boulot jusqu'à pas d'heure, manger de la bouffe vite faite et dégueulasse, ne pas faire les courses sous prétexte qu'il reste encore 300grammes de pâtes dans le placard, laisser les rats pisser dans la maison, ne pas faire le ménage ni changer les draps, et j'en passe.

En fait, non, je n'en passe pas, je crois que j'ai déjà fait le tour.

Les cotés positifs sont donc définitivement bien maigres.

Cela dit, pour compenser mon état affectif des plus affectés, je m'en vais une semaine en vacances, loin de mon travail (même si je n'ai pu me résoudre à ne pas amener des articles à lire, et des réflexions scientifiques diverses... je deviens comme la masse de chercheurs : incapable de déconnecter complètement, c'est horrible).

A bientôt et soyez sages.

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jeudi 3 avril 2008

Et si Paris était en bouteille ?

Je songe de plus en plus sérieusement à faire autre chose, et ce, dans différents domaines.

Cela fait des années que mon éducation, idéalisme et ambition me dictent la suite de ma vie.
Je serai chercheuse, mariée, avec des enfants. Et très heureuse, forcément.

Je suis en voie d'y arriver.
Je suis doctorante dans un laboratoire de recherche, pas mariée mais en couple stable, sans enfant mais avec quelqu'un qui en voudra en temps et en heure.

Et si ce n'était pas ça ?

Et si finalement, la recherche me faisait chier ?
Et si je me sentais trop étriquée dans ce monde où chacun touche à une infime et ridicule partie de la science, pensant révolutionner le monde alors qu'il ne fait que perdre son temps et dilapider l'argent de l'état ?
Loin de moi l'idée que la science est une merde infâme. J'aime la science, mais la science utile, qui m'apparait aujourd'hui comme profondément différente de celle que je pratique.

Et si, après toutes ces années de quète de l'homme idéal, et si finalement, je n'étais pas hétérosexuelle ?
Et si je renonçais à mon mariage en blanc, avec de belles chaussures, du beau maquillage et des gens qui m'aiment autour ?
Et si j'aimais un homme très profondément, en espérant un avenir avec lui, le tout en me questionnant sur le devenir de ma sexualité ?

Et si ma "vraie" vie était à l'opposé de celle que j'avais toujours imaginé pour moi ?
Et si ce n'était qu'un simple passage "à vide" ou un goût simplement trop prononcé pour le risque ?

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vendredi 7 mars 2008

La fin de l'Homme.

Le temps passe trop vite lorsque l'on travaille trop.

J'aurais des tonnes d'anecdotes à raconter, mais le temps passant, je les oublie.

Prenons donc un sujet d'actualité. Sarkozy, Betancourt, Les Restos du coeur, L'Homme.
Pour re-situer les nouveaux venus ou les derniers de classe, l'Homme n'est pas à confondre avec TopGun. TopGun est l'homme avec qui je vis. L'Homme fut l'homme avec qui je révais de vivre autrefois, qui m'a cruellement brisé le coeur, mais avec qui nous avions conservé une amitié très forte.

L'Homme donc. Une amitié très forte, bien qu'ayant des hauts et des bas, jusqu'à ce que je rencontre TopGun.
Lorsque j'ai annoncé à l'Homme que je vivais avec TopGun, je n'ai plus jamais reçu aucune nouvelle de sa part.

On pourrait alors le penser primaire, se dire qu'il voulait me besogner, et que, une fois l'enjeu parti, changeait simplement de proie. Mais il est en réalité beaucoup plus complexe que cela, et, qui plus est, ne voulait pas me besogner.

Il a peut être été "déçu" de ma faculté à me fondre dans la masse en adoptant une vie de couple façon française moyenne. Ou désolé que je n'ai plus de potins extrèmement drôles à lui raconter, pour cause d'avoir une vie "rangée".
Dans l'ensemble, après de multiples reflexions, j'en reviens toujours à la même conclusion : j'ai du le décevoir.

Ayant un ami commun, j'ai appris qu'il avait récemment traversé une période assez difficile. La grande question s'est alors posée : dois je le recontacter pour lui préciser que je reste, malgré tout, son amie, ou dois je simplement profiter du fait qu'il m'aie oublié pour me dégager définitivement de ses griffes ?

J'avoue qu'il m'a fallu plus de deux ans pour arriver à construire quelque chose avec quelqu'un sans me dire que de toute façon, l'Homme était mieux. Par conséquent, replonger dans une phase comme cela serait terrible, d'autant plus qu'aujourd'hui, je sais que j'ai à mes cotés quelqu'un de vraiment bien.

Cela dit, lorsque j'y pense, je ne m'imagine pas non plus avoir le coeur tremblant si mes yeux viennent à se poser sur lui, tant j'ai l'impression d'être réellement passée à autre chose.
Mais qui sait ? N'ai je pas déjà pensé cela des tonnes de fois, et sitôt que mon corps sentait sa présence, tout mon intérieur se liquéfiait brutalement ?

L'Homme, malgré tout le mal qu'il a pu me faire, fut mon meilleur ami, et je suis convaincue qu'il pourrait l'être à nouveau, mais sans cette ambiguité qui pourrissait notre relation à chaque fois.

Mais cet ami potentiel vaut il le sacrifice éventuel d'une relation basée sur un amour immense et qui marche sans se forcer ?

Je comprends subitement le comportement de tous les gens qui ont connu l'Homme avant moi. Ils en sont tombés amoureux, se sont fait gentillement congédier quelques mois plus tard, mais ont finalement fini par refaire leur vie. Tout comme eux, je ne reprendrai pas contact avec l'Homme car le manque qu'il me procure parfois n'a strictement rien de comparable avec tout ce que j'ai aujourd'hui.

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mardi 19 février 2008

Con-art, ou l'art d'être hypocrite.

Il y a quelqu'un, dans mon entourage, qui, dès qu'il en a l'occasion, tente de me rabaisser. Globalement, cela se passe relativement fréquemment, puisque, "hierarchiquement", il est au dessus de moi. Il suffit pour moi de prononcer un mot de travers pour qu'il me reprenne et pointe du doigt mes faiblesses.

Avant, nous nous entendions relativement bien, mais je dois bien avouer que depuis une quinzaine de jours, il frise l'imbuvable. Il est plutôt froid, ne me parle plus spécialement, et joue parfois le "petit chef", ce qui a tendance à m'agacer passablement.

Cela dit, compte tenu que je me dois de rester en bon terme avec lui pour une raison "stratégique", mon challenge dès lors est d'apprendre à ravaler mon venin et le transformer en sourire".

A con, con et demi.

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lundi 18 février 2008

Homo micro.

Ce week end, j'ai profité d'être dans le vrai chez moi pour voir un vieil ami, peut être même le meilleur, malgré le fait que l'on ne se voit pas souvent.

C'est la seule personne que je connais depuis très longtemps et que j'apprécie toujours autant, peut être même plus.
Je l'ai connu enfant, puis adolescent, puis adulte ne sachant pas trop qui il était, puis enfin, homosexuel épanoui, même s'il lui manque l'amour.

C'est avec lui que j'ai découvert le milieu homosexuel, et c'est un peu grâce à lui si je suis comme cela aujourd'hui.
Nous avons passé des soirées extrèmement drôles, voire extrèmement cocasses, dans ce milieu homosexuel. Les meilleures soirées que j'ai passées jusqu'à aujourd'hui, sans aucun doute.

Je me sens curieusement à l'aise dans ce milieu. Tout le monde est survolté, provoque et danse, mais cela n'empèche pas de sentir toutes ces émanations de sensibilité à fleur de peau. J'aime ce milieu, même s'il est souvent difficile d'y trouver le bonheur.

Depuis que j'ai du déménager, nous nous voyons moins, et surtout, nous ne sortons plus ensemble. On se voit en général chez moi, ou chez lui.
Et dès que je lui parle et qu'il me fait le récit des soirées dans lesquelles je participais activement il y a peu, je me sens un brin nostalgique. Je me dis qu'il faut absolument qu'on se refasse des soirées comme cela.

L'euphorie de ces soirées me manque.
Le contact facile avec les gens les peuplant me manque également.

Dès que je le revois, je me rends compte de tout cela.
Mieux encore, je me rends compte que mon fantasme ultime reste malgré le fait que j'ai aujourd'hui "toute ma tête".

Je vais refaire des soirées comme j'en faisais avant, et je vais assouvir ce fantasme.

Posté par Pinkophage à 23:34 - Ma vie d'egocentrique - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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