samedi 21 juin 2008
Un peu de travail dans un hotel 4étoiles.
Et bien voilà. Hier soir, alors que je devais rentrer tôt chez moi, je suis rentrée à 2h30 du matin, après avoir gentillement cassé du sucre sur quelques personnes environnantes. Dieu que cela fait du bien.
Se rendre compte qu'on n'est pas la seule à avoir envie de bouffer ces deux personnes. Qu'on n'est pas la seule à les trouver profondément beaufs et hautains. Qu'on n'est pas la seule à attendre patiemment l'heure de la libération.
Par contre, bien entendu, comme chaque fois après une bonne soirée qui n'aurait pas du avoir lieu, et bien on s'en veut un peu, puisqu'on voulait profiter de cette journée de samedi pour travailler.
Je suis supposée connaitre sur le bout des doigts trois articles scientifiques, que je n'ai pas encore découvert, pour demain. Car demain est un grand jour : c'est le début de mon premier séminaire scientifique.
4jours dans un hotel 4 étoiles, avec piscine et sauna, un emploi du temps tout de même sacrément léger, et du monde avec qui rigoler, beaucoup de monde.
J'adore la science.
Ce qui n'enlève rien au fait qu'au lieu d'être ici à écrire des choses inintéressantes, je devrais être assise à un bureau en train de bucher sévèrement, sachant que j'ai déjà 1h45 de retard sur mon planning initial.
Je hais travailler le samedi.
mardi 6 mai 2008
Bac+6, l'élite de l'illusion.
J'ai un examen destiné à évaluer ma capacité à mener à bien mon doctorat, et accessoirement me virer si nécessaire, dans 16jours exactement.
Je dois faire une présentation de mon projet, de ce que j'ai fait, et de ce que je compte faire. Le tout en paraissant intelligente, brillante si possible.
Ceci implique une préparation assidue, des dizaines d'articles scientifiques sur mon sujet et ses environs à lire, voire connaitre sur le bout des doigts, et, bien sur, croire en ce que je dis. Même si mon boss me regarde et que je suis tétanisée à l'idée de dire quelque chose de faux.
Donner l'impression d'être la boss.
Donner l'impression que tout cela est enfantin.
Et, surtout, donner l'impression que je suis quelqu'un de fabuleux.
Présentée comme cela, la masse de travail à faire me parait gigantesque.
J'en stresserais presque, si je n'avais rien d'autre en tête.
Heureusement que je n'ai pas le temps d'y penser finalement.
Je sens qu'il y a une femelle sur cette Terre qui va passer ses deux prochains week ends à bosser comme si elle n'avait pas de vie.
Je sais que je l'ai déjà dit une dizaine de fois depuis Octobre, mais je le redis, je hais la science.
dimanche 13 avril 2008
3minutes.
J'ai un oral de 7minutes, pas plus, à présenter demain à 9h tapantes.
Il est 22h25, et à cette heure, mon oral est de 10minutes.
Fait chier.
vendredi 21 mars 2008
Pas d'interet reel, mais il y a des jours comme ça.
Nous sommes vendredi et je ne travaille pas.
Lundi, nous serons lundi, et je ne travaillerai pas non plus. Cela dit, en fait, si, je travaillerai, mais juste une heure, le temps d'immortaliser le développement de mes amours de plantes.
Je dispose donc de 4jours pour me reposer de tout le stress causé par ce doctorat ces derniers temps. 4jours pour faire autre chose que bosser 10 à 12heures pour finalement avoir l'impression de ne rien avoir fait du tout.
Je dois reconnaitre que ces 4jours vont me faire un bien fou car j'avais incroyablement besoin de vacances. Tout ce travail, tous ces doutes, je quitte tout pour 4jours. Enfin presque, car je n'ai pas pu m'empécher de ramener un tantinet de travail, au cas où j'ai moment "disponible", ce qui n'arrivera en réalité très certainement pas.
L'année dernière, j'ai entendu pendant 8mois "Ne viens surtout pas là Pink'. Ici, c'est l'enfer, vas ailleurs, mais ne viens surtout pas là".
Compte tenu que je ne comptais pas baser mon avenir scientifique sur l'avis d'une personne, je ne l'ai pas écouté, et je suis venue là.
Et 6mois après, je commence à entrevoir le début d'une compréhension de ce qu'il me disait. Il y a quelques personnes hostiles qui prennent un plaisir certain à vous rabaisser dès qu'ils peuvent en avoir l'occasion. Un projet de titan qu'il est à moi de définir. Une autonomie déstabilisante. Et une pression qui peut rapidement devenir trop forte.
L'avantage est que sachant tout cela, j'aurai moins de mal à m'y adapter et faire avec. Alors après ces 4jours de repos, je me reprends et je m'accroche.
Ce post est inintéressant, je le concède facilement, mais j'avais besoin d'exorciser et c'est comme ça ! :-)
mardi 18 mars 2008
Vague creuse.
TopGun est parti en formation pour son nouveau travail quelque part dans l'Europe dimanche matin, et ne revient que dans 15jours.
Je pensais profiter pleinement de ces deux semaines sans lui pour travailler plus tard le soir sans pour autant culpabiliser de le laisser seul à la maison et pour profiter de moi même, simplement.
Force est de constater qu'en réalité, j'ai plutôt tendance à m'emmerder fortement. Je rentre le soir avec une flemme de faire quoi que ce soit, n'arrive pas à aller me coucher, et me lève le matin en me demandant intérieurement "et si j'étais malade ce matin ?".
Bon cela dit, en réalité, je mens un peu concernant le dernier point. Oui, je me lève le matin en me questionnant sur les éventuels bienfaits d'être malade cette journée, mais cela est plus lié au boulot lui même, qu'à l'absence de TopGun.
Oui parce qu'en fait, je pensais parler de TopGun dans ce post, mais je me rends compte que je suis plutôt d'humeur à me plaindre.
Il y a deux semaines, lors d'une réunion de l'ensemble du laboratoire, j'explique mon projet choisi (comprendre obligé par le boss lui même) qui s'avère être, d'un point de vue personnel, absolument casse gueule ambitieux. Sur ce, je ne constate pas de cri à l'annonce de tout cela, ce que j'interprête par une simple faisabilité de l'expérience.
Aujourd'hui, j'explique très brièvement ce que j'ai fait, et quelqu'un dérape en me posant des questions auxquelles j'avais déjà répondu la semaine passée. J'en viens à réexpliquer mon projet, exactement de la même façon que je l'avais fait la semaine dernière.
Et là, ça se réveille dans la salle. Ca dit que c'est trop long, que je ne finirai jamais, que c'est bien trop casse gueule, et que je n'ai, pour le moment, pas la carrure de porter tout cela seule. En effet, c'est bien ce que je pensais, donc je n'y vois rien de négatif, hors mis le fait que tout le monde se tait lorsque le boss est là, voire, pire encore, acquiesce en trouvant l'idée géniale, mais sitôt absent, les réactions changent.
Du coup, je me retrouve à nouveau au point de départ, qui consiste simplement à trouver quelque chose à faire à une échelle humaine, et le plus vite possible de surcroit, 6mois après mon arrivée. Le tout en étant autonome.
Au secours.
vendredi 22 février 2008
Professeur Pink.
Etre moniteur pour des travaux pratiques, c'est clairement éreintant. Que ce soit des petites extractions d'ADN ou de l'analyse de photos par microscope, ces étudiants sont épuisants.
Et ce qui est encore plus épuisant est de devoir réapprendre ce que l'on savait jadis, lorsque nous étions jeunes, histoire de pouvoir assouvir la curiosité de ces vilains étudiants.
Dans le même registre, courir dans tous les sens pendant 3heures et demi, apporter des racines à l'un, des lamelles à l'autre, et des conseils au dernier équivaut à 4heures de sport en salle.
Bref, être moniteur devrait être payé triple.
mercredi 30 janvier 2008
ai, aie, haie, hais.
Je hais la science et sa non reproductibilité.
mardi 27 novembre 2007
Parking ou comment rester en vie en étant pauvre.
Il y a des villes où se garer devient un défi quotidien ou un trou béant dans le porte monnaie.
Bien sur, il faut que je travaille dans une ville de ce genre.
Aussi, je me suis longtemps indignée de devoir payer 100 euros mensuels pour pouvoir garer ma voiture sur mon lieu de travail.
C'est pourquoi il y a quelques jours, j'étais toute heureuse à la lecture d'un mail m'indiquant qu'une place de parking à 30 euros par mois seulement m'était attribuée. Il faut marcher un tantinet plus, certes, mais pour 70 euros par mois d'économie, j'accepte volontiers d'acheter une paire de chaussures en plus par an.
Face aux remarques plutôt négatives de mes congénères sur la situation de ce dit parking, je décide, ce soir même, de m'y rendre.
Le début est convenable car éclairé et fréquenté.
Quelques minutes plus tard, par contre, les choses se corsent. En effet, ce parking nécessite de passer à pied dans un tunnel, taggé de surcroit, sous un pont. Mais si, vous voyez, ce genre de tunnels où les filles se font violer dans tout bon film policier qui se respecte. Ben voilà, ceux là.
Bref, après m'être assurée qu'il n'y avait personne dans le tunnel ni aux abords, je passe avec succès, bien que légèrement apeurée, cette première épreuve.
C'est alors que, quelques mètres plus loin, je me retrouve à marcher dans une rue complètement noire, où, sans aucune exagération, je peinais à voir le sol. J'ajoute au passage que le trottoir de taille ridicule et quelque peu cabossé m'obligeait à marcher sur la route, afin d'éviter une chute impromptue qui m'aurait alors directement plongée dans la rivière. Oui parce qu'il va sans dire que toute cette route est longée par une rivière d'un coté, et par de gros sous bois de l'autre, permettant à tout meutrier novice dans le domaine de cacher très facilement le corps de sa victime n'ayant pas voulu dépenser plus de 30 euros par mois pour garer sa voiture.
Après avoir marché quelques 10 minutes dans cet endroit idéal pour un film de série B, j'arrive enfin à ce fameux parking. Eloigné de toute population, glauquement éclairé de lumière jaune pour être capable de repérer sa voiture dans la nuit, et entouré par des arbres épais, des rocs très hauts, et une rivière.
J'ai alors marché 10 minutes en sens inverse, retraversé ce tunnel en priant à nouveau pour qu'il n'y aie personne, et suis retournée au labo, en me jurant que le jour où je souhaiterai me faire violer puis tuer, je me rendrai dans ce parking.
En attendant, je paye mes 100 euros par mois avec le sourire.
vendredi 9 novembre 2007
Gland, glandeur, glandouille.
Il est 19h.
Après une légère grasse matinée en compagnie du chéri jusqu'à 9h, je suis arrivée au labo à 10h30.
A 11h30, j'ai décidé de gueuler contre mon agence de location, puis fort heureuse, j'ai appelé le chéri, puis ma mère.
J'ai finalement terminé mes conversations téléphoniques à 12h30, heure à laquelle j'ai mangé, et ce, jusqu'à 13h30.
J'ai ensuite participé à la conversation fort animée suite à l'obtention d'un résultat par mon maître de thèse.
Et j'ai finalement décidé d'être productive en me plongeant dans ma lecture scientifique.
A 16h, j'ai été appelée pour que l'on m'explique un projet qui débute, et que je pourrais peut être, à plus ou moins long terme, récupérer. Ceci jusqu'à 17h30.
Cette après midi s'est terminée par une discussion à des fins plus ou moins scientifiques (souvent plus moins que plus d'ailleurs), et à 18h45, j'ai fait une pause de 15minutes pour aller fumer.
Cette journée fut donc d'une oisiveté à faire pallir une marmotte qui hiberne.
Mais le coté négatif de tout cela est que j'ai encore une manip à faire, et que je me retrouve avec 5 articles d'une longueur déprimante à lire avant lundi.
Le tout, bien sur, avec un chéri présent une partie du week end, ce qui n'était pas prévu.
Je sens que je vais regretter de faire une thèse dès demain.
mercredi 24 octobre 2007
Administration et autres complications.
Comment dire ?
Je commence à en avoir sérieusement plein le cul de me faire prendre soit pour une idiote, soit pour une assistée, alors que je ne fais que suivre les instructions et pallier les erreurs des autres.
Il y a tout d'abord l'administration 1 qui ne fait pas son boulot ou qui oublie de fournir à une autre administration (appelée ici administration 2) des documents que je leur avais pourtant donnés, il y a de cela fort longtemps. Par conséquent, pendant un long mois, l'administration 2 m'emmerde en me refusant un statut que je mérite, et l'administration 1 me demande de lui fournir des documents qui n'existent pas pour prouver que je mérite ce fameux statut. Finalement, c'est lorsque l'administration 1 me demandera de faire son boulot, à savoir entrer en contact avec l'administration 2 pour savoir exactement ce qu'il manque, que j'apprendrais qu'il leur manque simplement le relevé de notes de ma première année de fac, que l'administration 1 avait, sur je ne sais quel pretexte, oublié de fournir.
Il y a également ce maudit compte en banque qu'il faut ouvrir pour y verser mon salaire. Tantôt on m'apprend que j'ai le temps, tantôt on me dit qu'il est déjà trop tard pour le versement du salaire du mois d'octobre. L'administration 2 accuse l'administration 1 de ne pas faire son boulot, l'administration 1 se plaint de ne rien y comprendre, et me refile le bébé.
L'ouverture d'un compte en banque nécessitant quelques papiers, on m'en fournit un premier qui s'avère ne pas être valable.
J'en demande alors un second, qui s'avère ne pas être bon non plus, et ce, pour une toute autre raison.
Il y a ensuite mes frais d'inscription qui s'élèvent à une somme folle, alors que je suis supposée en payer seulement 10%, compte tenu que j'ai (aurai, un jour, dans un futur lointain plutôt) un contrat de travail. Lorsque j'en fais part à l'administration 3, indépendante des deux autres, elle m'affirme que sans contrat de travail, je dois payer cette somme folle, ou simplement attendre d'avoir mon contrat.
Ok, j'attends.
Sauf qu'attention, plus tard, j'apprends que si je n'ai pas payé mes droits d'inscription avant une certaine date relativement proche de celle d'aujourd'hui, je serai radiée de l'université. Oui oui, ça ne rigole pas par ici.
Je me rends donc chez administration 2 qui s'occupe des contrats de travail, qui me dit que, compte tenu de mon récent changement de statut (grâce au papier manquant que j'ai finalement amené), mon contrat de travail doit être refait, et que, par conséquent, il faudra du temps pour qu'il soit "accessible".
Il y a ensuite ce foutu site internet, qui me demande des mots de passe et identifiants que je n'ai pas, mais qui m'informe que, pour les avoir, il faut que je demande à une personne A. Je vais donc voir la personne A, qui me traite de "bébé" et ajoute "qu'il faut que j'apprenne à fouiller par moi même pour trouver des solutions". Elle me conseille, après mes explications, "d'arrêter de discuter et d'écouter", tout cela pour finalement s'apercevoir que je n'avais aucun élément pour trouver la solution toute seule.
Il y a finalement toutes ces informations que je n'ai pas, tous ces remboursements qui passent à l'as, tous ces aller-retours entre les administrations que je fais sans cesse...le tout, bien entendu, en me faisant traiter d'incapable à la première occasion venue.
Face à cela, je n'aurais qu'une conclusion : AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!
