Une Petite Vie Rendue Publique

Ironie du sort, Ironie de la vie, Ironie de qui la narre.

vendredi 18 juillet 2008

14-18, 39-45 et 2008.

La guerre est, semble t il, déclarée.

Cela a commencé bêtement. Alors que l'on discutait sur Skype, TopGun étant ce soir en Islande, j'ai décidé d'être honnête en m'allumant simplement une cigarette.

TopGun déteste la cigarette, mais il m'a connu comme cela ; j'estime, à partir de là, que c'est comme cela qu'il m'a choisi, et qu'il doit par conséquent l'accepter, ou du moins le tolérer.
Cela dit, je ne suis pas belliqueuse non plus, il n'aime pas l'odeur, je fais donc attention de ne jamais fumer dans la maison lorsqu'il y est.
Par contre, lorsqu'il n'y est pas pour plusieurs jours... vous savez ce que l'on dit : lorsque le chat n'est pas là, les souris dansent.

A la différence près que les souris ne dansent jamais en face du chat, alors que moi, visiblement, oui.

J'avoue avoir hésité à allumer cette cigarette devant lui, puis je me suis rappelée que, d'une, ce n'était pas la première fois qu'il me voyait fumer via webcam dans la maison, et que, deuxièmement, je le lui avais clairement dit plusieurs mois auparavant.

Puis c'est alors que TopGun se rebiffe, raccroche l'appel de Skype, et met du temps à répondre au nouveau.
Cela commence d’ore et déjà à m’agacer, mais je me justifie néanmoins, affirmant que je cède et ne fumerai plus dans la maison (affirmation facile à faire lorsque la personne en face n’est là qu’une semaine sur deux, et n’a, par conséquent, aucun moyen de vérification, d'accord, mais je suis de bonne foi et l'aurais fait).

Il me dit que c’est trop tard, et termine sa phrase par : « je te préviens, tous les paquets de cigarettes ou briquets que je trouve à partir de maintenant passent à la douche, et je te promets que je le ferai. Alors planque les bien. ».

Parfaitement agacée par cette dictature autorisée, je tente néanmoins de lui faire retrouver la raison, insistant diplomatiquement sur la stupidité de l’acte, et des cachotteries (« non je ne fume pas dans la maison mon chéri», « mince, il faut que je cache mon paquet de cigarettes ») que cela va générer. Je n’ai plus 15ans, et je n’ai pas besoin d’un 2ème père, merci bien.

Mais il reste braqué sur son idée, et l’alimente par un « c’est une question de principe, on ne fume pas là où je vis ».

Une question de principe. Alors là, tout est dit. S’il y a bien une chose qui m’énerve, c’est bien ces "questions de principe".

J’ai bien insisté sur le fait qu’une action comme cela de sa part conduirait à une réaction très violente de la mienne, compte tenu que s’il y a bien une autre chose qui m’énerve, c’est de me sentir sous une autorité inutile, et sous l’emprise d’interdictions primaires qui, finalement, ne concernent que moi.

Jeter contre mon gré mes cigarettes, et à plus large échelle quelque chose qui m’appartient, représente à mes yeux, aussi extrême que cela puisse paraitre, une atteinte claire et nette à ma liberté, une façon de me dire « c’est moi qui commande, un point c’est tout ».

C’est quelque chose que je suis incapable de tolérer, je le sais.

Alors après l’énervement, vient la tristesse. La tristesse de constater que l’odeur de roussi que je respire de loin depuis quelques semaines pourrait devenir beaucoup plus intense, et simplement insupportable.

J’ai peur de me réveiller un matin en me disant : « j’en ai marre », « je ne supporte plus », ou « j’ai besoin d’autre chose ».

Et forcément, face à ces frayeurs et la rébellion prébubère qui m’anime toujours lorsqu’on la provoque, je fume, assise dans mon canapé, une nouvelle cigarette.

Posté par Pinkophage à 01:10 - Ma vie d'instable relationnelle - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 3 juillet 2008

Deca danse sur mes rêves.

Le temps passe trop vite.

Mon premier meeting scientifique était extrèmement bien. Alors que je m'attendais à partager ma chambre avec une inconnue, c'est finalement avec moi même que je l'ai partagée.
Repas 4étoiles avec des fleurs dans les assiettes, de charmants serveurs ne parlant français qu'avec un joli petit accent, piscine et sauna pour matter les charmants jeunes hommes tout nus pour se détendre à la suite des légères dures journées de travail, le tout en charmante compagnie.

J'ai réussi tant bien que mal à présenter mon petit article scientifique, moitié endormie, moitié pas préparée (cela m'apprendra à compter sur la pause, annulée à la dernière minute, pour "paufiner" mon oral).

Ce que je retiendrai néanmoins de ce meeting (hors mis le fait, encore incertain, d'avoir potentiellement été reconnue par quelqu'un me lisant) est le taux ahurissant d'hormones qui a circulé dans mon corps.

Certaines circonstances m'ont fait passeré ces 4 jours "scientifiques" en compagnie de quelqu'un avec qui j'avais très peu parlé, et qui, plus généralement, ne parle que très peu de lui.
Tout se passait bien, jusqu'au moment où il a commencé à rire à mes blagues.

Puis nous avons parlé de sexe, en rigolant au début, plus sérieusement par la suite. C'est au moment précis où il a commencé à entrer dans l'anatomie et les avantages de la féminité que j'ai senti mes hormones me quitter.

Ce mec, que je n'avais jamais vraiment regardé auparavant, a soudainement dégagé un sex appeal à me transformer en tigresse.
J'ai tenté tant bien que mal de refouler ces pulsions violemment sexuelles, me disant que tout cela n'était pas bien sérieux, mais en vain. Chaque heure passée en sa compagnie ne me rendait que plus droguée à ses phéromones, si bien qu'en moins de 24h, il était devenu mon fantasme récurrent, celui qui aime obsèder dès qu'un moment d'inattention se fraye un chemin dans notre esprit.

C'est ainsi qu'au milieu du chromosome IV d'arabidopsis, de la meiose chez la drosophile, ou encore des cellules souches de C.elegans, mon cerveau se plaisait à divaguer sur la mise en place de quelques positions pornographiques avec ce monsieur comme acteur principal.
Un tantinet déplacé, donc.

Je suis alors demandée quelle était ma vision de la fidélité au sein d'un couple, et plus globalement, quelle était ma vision sur mon couple.

Le fait est que j'ai passé la moitié de ma vie à réver d'être quelqu'un d'original, qui sort du lot. Paradoxalement, j'ai aussi passé la moitié de cette même vie à réver d'être profondément amoureuse de quelqu'un, lui être fidèle, roucouler sous le soleil, entourée de deux marmots et un chien récupéré à la SPA.

A l'âge adulte, voyant ma quète vaine, j'ai finalement abandonné l'idée d'être quelqu'un qui sort du lot, et me suis centrée sur des questions plus métaphysiques (Comment m'habiller aujourd'hui ? Pour mon mariage, culotte ou string ?, ...).
Et c'est à ce moment là que les gens m'ont décrit comme "exubérante", "originale", et j'en passe. Cela dit, j'ai continué à conserver ma vision parfaite du petit couple amoureux et mes désirs de petite fille.

Aujourd'hui, j'ai clairement l'impression d'avoir tout à portée de main.
Non seulement je sais qui je suis, mais je suis accompagnée de quelqu'un qui me correspond parfaitement, que j'aime et qui m'aime (enfin, aux dernières nouvelles du moins !).

Mais cela ne m'empèche pas de fantasmer parfois assidument sur d'autres hommes.
Il y a deux ans de cela, je me serais déclarée comme "infidèle" pour ce simple fait.
Aujourd'hui aussi, en fait, à la différence qu'aujourd'hui, la fidélité ne fait pas partie de mes critères de choix pour un couple qui marche.
Je ne dis pas non plus qu'il faut être infidèle, ni même que je le suis, je dis seulement que mon idée de couple parfait n'est pas adaptée à ce que mon cerveau me commande.

Alors maintenant, vous allez bien entendu me demander ce qu'il s'est passé avec ce fameux jeune homme plein de phéromones.
Et bien je vous dirais qu'il ne s'est rien passé du tout. Mais strictement rien.

Pourquoi ?

Et bien en réalité, je me pose toujours la question.

La réponse évidente est que l'attirance sexuelle n'était absolument pas réciproque. Soyons honnête, je n'ai pas eu l'impression de lui faire plus d'effet qu'une carafe d'eau.
La seconde réponse que je n'arrive pas à exclure est le fait que j'ai, d'une certaine façon, éviter la chose. J'ai dit que j'avais un copain, avec qui j'étais heureuse et avec qui je vivais et je n'ai pas fait de rentre dedans comme à mon habitude (pour ma gouverne, j'étais tout de même à un meeting scientifique.. et il semblerait que j'ai un tantinet de conscience professionnelle .. sisisisi, on ne rit pas au fond !!). Oui parce que, je fais ma maligne, mais je pense honnêtement que mon profil aurait été plus que bas si jamais ce monsieur avait fait en sorte que quelque chose se passe.

Le maigre bilan est donc que je suis cérébralement infidèle, mais que je ne sais toujours pas si cette infidélité est capable de s'extérioriser ou pas.
A plus large perspective, je doute quelque peu d'être capable de rester avec un seul homme toute ma vie.

Ou comment mes rêves de petite fille s'effondrent et sont remplacés par la décadence d'une salope.

Posté par Pinkophage à 01:02 - Ma vie d'instable relationnelle - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 5 mai 2008

Les joies de la vie en ménage.

C'est absolument stupéfiant comme, lorsque TopGun est à la maison régulièrement, je l'adore, alors qu'après une période de solitude dans l'appart, je le prendrais à coup d'aiguilles dans le cul.

En toute objectivité, après avoir vécu quelques semaines tout seul, TopGun est purement et simplement insupportable.
Il râle.
Contre tout.

Contre le fait que j'ai envie d'aller au resto.
Contre le fait que les rats soient toujours en vie.
Contre le fait que je m'amuse à le pincer pendant qu'il joue -encore une fois- avec son putain de téléphone professionnel de merde.

Et moi, pendant ce temps, j'essaie de me rappeler à quel point je l'aime, à quel point il peut être adorable et drôle (quand il ne rentre pas d'un voyage quelconque ou subit le décalage horaire), et à la bague qui va bientôt arriver des Etats Unis.

J'essaie également de me rappeler qu'à chaque retour, c'est pareil, il est chiant et j'ai des envies de meurtres. Je me rappelle également que passés les premiers jours, tout finit par rentrer dans l'ordre.

En attendant, j'inspire un grand coup, et j'expire doucement.

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lundi 24 mars 2008

Aujourd'hui, 10h, 1er rendez vous.

C'est officiel mes lecteurs, vous êtes graves. Par graves, j'entends plus graves que moi. Si en effet, j'estime parfois qu'exhiber ma vie est une sorte de perversion, j'estime aussi que multiplier mes statistiques ainsi que le nombre de commentaires par presque deux lorsque je parle de mes aventures sexuelles, c'est assez exceptionnel ! :-)

Cela dit, vous voulez de la fesse, mais malheureusement, vous n'en aurez pas. Non pas que je sois soudainement devenue pudique, cela serait passé dans le journal de 20h, mais parce qu'en réalité, il ne s'est rien passé de sexuel.

Commençons par ce matin. Reveil à 8h pour pouvoir être prête à 9h30. Je suis longue, je le reconnais, mais pour une fois, j'avais des choses à faire.
Je décide de m'habiller exactement comme je m'habillerais pour aller au travail : féminine, juchée sur talons aiguilles, mais pas de micro jupe. Apparemment, être homo et s'habiller en jupe ne va pas de pair. J'ai donc préféré jouer la carte de l'hétéro mais pas trop.

Dans la salle de bain, je passe un temps précieux à m'épiler de fond en comble, excédent de pilosité reflétant la solitude dans laquelle je baigne depuis une semaine oblige.
Soudainement, je me demande si les lesbiennes ont une façon spéciale de s'épiler le maillot.
L'intégral est il de rigueur ? Faut il, au contraire, comme Shane dans The L word, que je laisse ma toison au naturel ? Est il nécessaire de déforester la zone que je comptais laisser velue ?

Face à toutes ces questions hautement existentielles pour lesquelles je n'ai pas la moindre ébauche de réponse, je décide là encore de ma la jouer naturelle en m'épilant comme d'habitude.
Je décide de me maquiller également comme d'habitude.

Après tout, j'étais une hétéro pure souche il y a quelques années encore, et même si j'avoue avoir un peu honte de retourner ma veste si tard, après tout, j’ai quand même la gloire de l’assumer.

Je pars 20minutes en retard, ce qui était quelque peu prévu et me permet d’arriver 5minutes en retard seulement à mon fameux rendez vous (notez, au passage, mon organisation sans faille, même le retard est compris).

Je suis un peu tendue, bien que plus détendue qu’une heure auparavant. Elle est en retard, alors je m’allume une clope, pour avoir l’air faussement détendue lors de son arrivée.

Je la vois alors sortir de sa voiture. Très androgyne, peut être plus qu’en boite le vendredi. Des lunettes de soleil sur le nez, un pantalon à tendance baba cool, ses cheveux en bataille ordonnée. Je la trouve super sexy. Cet espèce de coté garçon manqué qu’elle dégage m’attire.

Elle m’embrasse à son arrivée, et nous partons vers un café. Là, on ne tient pas la main, et j’avoue que je n’ose pas lui prendre la sienne. A vrai dire, je n’ai strictement aucune idée de ce qu’est pour elle ce rendez vous. Mais c’est elle qui mène la danse sans le savoir. Perdre le contrôle me plait, c’est si rare.

On boit donc notre thé en discutant de tout et de rien. J’oublie que je ne me rappelle pas de son prénom, et par conséquent, je ne pense pas à le lui demander pendant qu’il n’est pas encore trop honteux de ne pas s’en souvenir.
J’avoue que j’ai du mal à cerner si je suis intéressante ou pas. Si je ressemble à une vraie lesbienne ou à une hétérosexuelle qui veut voir du terrain. Elle ne laisse rien transparaitre, si ce n’est qu’elle pose des questions.

Je lui en pose aussi, des questions très générales. J’ai l’impression d’être une gamine en face d’une adulte de 27ans.

On décide ensuite d’aller s’assoir dans l’herbe.
En réalité, j’avais pour idée qu’on aille manger un bout dans un hôtel et qu’on s’enferme par la suite dans une chambre, pour discuter, ou faire autre chose d’ailleurs. Mais j’ai vite compris que cette fille n’était pas venue pour cela malgré ses textos très aguicheurs. Elle a tenu à me revoir tout en sachant pertinemment que l’on n’aurait pas la moindre intimité.

Dans l’herbe, on s’embrasse plusieurs fois, mais elle m’avoue être génée de s’exhiber en public. Pas parce qu’elle est lesbienne, mais parce que personne n’est en droit d’infliger une scène d’embrassades torrides à son prochain.

Durant cette pause herbivore, je viens à parler du jour où j’ai découvert ma tendance au lesbianisme, avec une certaine honte, j’avoue. Rappelez vous, c’était il y a plus d’un an, suite à la série The L Word : complètement ridicule, en quelque sorte. Je lui explique tout cela avec une certaine dérision, elle se marre comme il faut, et en vient à une conclusion un peu moins honteuse.

« En fait, tu as réalisé tout cela à la mort de ton père. Et cela ne m’étonne pas. Souvent, on a un cocon équilibré, et on ne se pose pas de question. Mais sitôt que cet équilibre se rompt, notre schéma prémaché de vie change».

Nous finissons par aller manger. Pendant ce temps, nous parlons de nos vies sentimentales, et de choses plus personnelles. Je comprends très vite qu’elle est encore plus indépendante que moi, et a absolument besoin de son espace.

Vers 14h15, déjà en retard, elle me quitte en m’embrassant plusieurs fois.
Et ajoute avec humour: « la prochaine fois, on baise ! ».

La prochaine fois …

Ce qui me gène dans tout cela est que je n’avais pas prévu, lors de notre première soirée, de la revoir plus d’une fois. Par conséquent, je ne lui ai pas parlé de TopGun.
Ensuite, lorsqu’elle m’a appelé hier pour que nous nous voyions aujourd’hui, j’ai pensé à un plan fesse, et n’ai donc pas jugé important de lui parler de quelqu’un qui, finalement, n’avait rien à voir avec elle.

J’aurais pu en parler aujourd’hui. Mais je n’en ai pas eu le courage. Cela aurait donné l’impression que je profitais d’elle, alors que ce n’était pas le cas. J’ai simplement insisté sur le fait que je ne savais pas où je mettais les pieds.

A 14h30 tapante, TopGun m’appelait du Portugal pour me demander : « Alors ton rendez vous ? ». Je me demande si une petite part de lui même a peur de me perdre, et que cette part était responsable de cette phrase, ou si, comme il le dit lui-même, il s’inquiète simplement que j’ai ce dont je désire.

Toujours est il que cette honnêteté me rapproche de lui et me donne le sentiment d’être encore plus amoureuse, car acceptée simplement.

Toujours est il aussi que j’ai très envie de revoir cette fille.

Posté par Pinkophage à 21:39 - Ma vie d'instable relationnelle - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une suite prévisible.

Suite au texto de ce matin, j'ai appelé TopGun pour lui décrire exactement l'avancée de la chose. Je lui ai demandé clairement de me dire si cela lui posait un quelconque problème, en insistant bien sur le fait que lui est plus important que n'importe quel fantasme.
Il m'a affirmé qu'il n'y avait aucun problème de son coté, vraiment, et m'a encouragé à aller au bout de mes envies.

J'ai donc répondu à ce texto. Malheureusement, étant chez ma mère, une rencontre s'est avérée quelque peu difficile, mais il semblerait que nous ayons trouvé un arrangement. Nous nous retrouvons donc demain matin à 10h. J'avais pour idée de prendre un petit dej', mais il semblerait que les hôtels ne délivrent plus de nourriture passé 10h.

J'avoue que l'idée d'aller à l'hôtel pour être tranquille me plait moyen, mais il semblerait que nous y soyons forcées, compte tenu que c'est elle qui se déplace.

Je suis un peu stressée car j'aurais préféré la revoir dans un lieu plus intime, mais à la fois, je n'ai strictement aucune idée de ce qu'elle prévoit pour nous. Je ne sais pas du tout si notre entretien va se limiter à un thé autour d'un croissant, ou va se terminer chaudement sous des draps. Son premier texto m'aurait plutôt dirigé vers la seconde option, mais le fait qu'elle veuille me voir alors qu'elle sait qu'on n'aura pas forcément d'intimité est du coup, un tantinet contradictoire.

Bref, demain matin, Pink' a rendez vous avec une fille.

J'ai l'impression d'avoir à nouveau 14ans et d'être à mon premier rencard.
Accessoirement, je maudis mon stérilet de me provoquer toujours des saignements à ce jour.

Mais j'ai très envie d'être à demain.

Posté par Pinkophage à 00:45 - Ma vie d'instable relationnelle - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 23 mars 2008

Caroline, mais en plus concret.

Vendredi soir, comme prévu, je suis allée en boite gay. Je n'étais pas franchement d'humeur lesbienne en arrivant, mais la population féminine étant particulièrement diverse et accessoirement canon, une heure plus tard, mon taux de lesbianisme était à la dose maximale légale.

Je remarque alors deux filles particulièrement "Shane" (The L Word). Manque de bol, je ne tarde pas à me rendre compte qu'une est "maquée" avec une butch de base qui l'appelle "ma meuf", et que l'autre a l'air d'une connerie absolue.

C'est alors que mes yeux se posent sur une fille somme toute très charmante, un peu moins "Shane" mais avec des cheveux qui me font tout de suite quelque chose, et qui me sourit.
Bien.
Je l'observe alors avec attention, tente un rapprochement physique, mais force est de constater que cette fille pense plus à s'amuser qu'à draguer la femelle.

En fin de soirée, je décide de passer à la phase II, plus communément appelée "phase d'action". Je me rapproche donc, puis soudainement, le Ptit Jes' me facilite les choses, très probablement grâce à toutes mes bonnes actions de l'année en cours d'ailleurs, en poussant le DJ (un travesti, soit dit en passant) à diffuser une musique nulle, qui nous laisse toutes deux profondément pantoises.

On se regarde alors, perplexes, elle me parle, je lui réponds, et c'est alors le début d'une idylle pulsion sexuelle très forte. Elle ne parle qu'au second degré, je réponds au 3eme.
Nos premières phrases sont : "je dois reconnaitre que tu me plais beaucoup", ce à quoi elle me dit "j'étais loin de m'imaginer qu'une fille en jupe me dirait ça un jour".
Elle m'annonce alors qu'elle se fait plutôt draguer par des filles en pantalon, ce qui me fait lui demander "avec ou sans culotte ?".

Ceci est le début de notre conversation. Rapidement, elle me demande "bon alors, on fait comment ? Je t'emballe directement, je te paye un verre pour t'emballer plus tard, je commence par te proposer une cigarette ?". Je lui réponds alors qu'il est inutile de perdre du temps, que je suis une fille qui ne demande pas d'artifice, et que, par conséquent, la meilleure solution est de m'emballer directement (second degré, je précise pour les lecteurs).

Bref, après quelques blagues qui nous faisaient beaucoup rire, nous nous embrassons. Merveilleux baiser au demeurant. Très long, très sensuel, très doux, j'en avais les jambes qui tremblaient.
Ce que j'ai adoré, c'est toucher un cou très doux, des joues très douces, des cheveux qui venaient inlassablement dans nos bouches.

10minutes plus tard, la boite fermait, et lorsque nous avons rouvert les yeux, nous devions être 10 sur la piste et les lumières étaient allumées.
Elle me demande où je termine la soirée, elle me dit où elle termine la sienne, et je décide finalement de terminer la soirée avec elle.

En sortant, nous parlons une dizaine de minutes, et je la trouve vraiment très bien. Très équilibrée, très drôle, et intelligente par dessus le marché. Je nous sens sur la même longueur d'onde, ce qui est assez rare finalement.

Nous nous séparons dans une pelle interminable et nous retrouvons 15minutes plus tard, dans une nouvelle boite.

Etant dans une boite hétérosexuelle, j'avoue être un peu timide au début, ne sachant pas jusqu'où nous avons le "droit" d'aller, mais une demi heure plus tard, nous sommes sur le canapé, à nous embrasser langoureusement. Mes mains se posent sur ses seins, et j'adore cette sensation. Ils sont un peu gros, mais pas trop, je la sens frémir dès que je les touche. De mon coté, mes pieds se décollent du sol sitôt qu'elle m'embrasse dans le cou. Et lorsque ses mains deviennent discrètement baladeuses, je me sens complètement hors de moi.

Nous passons cette fin de soirée de cette façon, jusqu'à ce qu'un homme vienne bien entendu nous proposer de se joindre à nous. Et c'est à ce moment ci que j'ai reellement compris à quel point ce genre de reflexions pouvait être énervante pour deux filles. Car en réalité, un mâle dans ce genre de situation ne servirait strictement à rien.

La fin de soirée approche, et je décide de lui donner mon numéro, lui précisant "au cas où tu aies un peu de temps demain, avant de repartir" (elle n'est pas de la région).

Hier, je n'ai pas eu de ses nouvelles, ce à quoi je m'attendais, compte tenu que sa journée semblait en effet bien chargée.
J'ai profité de mon après midi pour expliquer ma soirée à TopGun, qui a répondu par un "si tu en avais envie, alors tant mieux". J'ai adoré sa réaction.

J'ai profité de ma soirée pour expliquer tout cela à ma mère, avec qui nous sommes très proches, dont la réaction fut quelque peu ... différente de celle de TopGun. A la fois, une mère reste quelqu'un "en retard" par rapport au temps actuel, mais c'était pour moi important qu'elle soit au courant.

Hier soir, je me couche, regrettant quelque peu de ne pas avoir pu revoir cette fameuse fille.
Puis à midi, ce matin, j'allume mon téléphone et lis :

"Comme je ne suis pas encore totalement "muffle", un petit mot pour souligner que je ne t'ai pas oublié une fois les litres cuvés. Lundi, au p'tit dej, peut être pourrions nous s'envoyer en l'air avant que mon avion decolle..." (elle part pour 15jours aux Etats Unis).

Je n'ai pas encore répondu, mais avoue avoir une pointe d'excitation mélée, tout de même, à de l'appréhension.

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mercredi 12 mars 2008

Torture mentale et autres sexualités.

C'est assez étrange ce qu'il se passe depuis quelques mois.
Avec TopGun, tout va bien. On s'entend très bien, nous sommes à la fois très amis, et très amoureux. Peut être, non, sans aucun doute, c'est la première fois que je vis une histoire aussi passionnelle mais pourtant si équilibrée.
On s’accroche parfois, mais pour des broutilles, qui prennent fin dès lors que l’un en a décidé. Nous sommes réellement dans une harmonie que je ne pensais possible avec personne. Et dans cette harmonie « facile », il n’y a pourtant pas cette routine qui la rendrait chiante.

Ce qui me donne une sensation très étrange est sans aucun doute le sentiment que je serais totalement perdue sans lui à mes cotés. Pas perdue dans le sens où je ne sais être autonome, mais plus dans l’idée qu’une partie de moi lui appartient, ou, plus juste encore, que mon corps a laissé une place pour lui en son intérieur, et que cette place se retrouverait vide s’il partait.

Mais là n’est pas la chose étrange.

Au début où nous étions ensemble, j’avais tout le temps envie de lui. Mais tout le temps.
Puis après, problèmes vaginaux oblige, j’ai été réduite à des traitements médicamenteux anti-libido pendant plusieurs mois.
Cela fait maintenant près de deux mois que je ne suis sous aucun traitement, hors mis, depuis un petit mois, la présence de mon vilain stérilet à l’intérieur mon étroit (à en juger par la douloureuse pose de ce dit stérilet) utérus.

Et pourtant, même aujourd’hui, je ne suis qu’une très faible consommatrice de sexe.
J’arrive le soir tard, et dès lors que je me trouve dans la position allongée, la seule idée qui me vient en tête est de dormir. Même lorsque j’essaye de ne pas sombrer dans les bras de Morphée, l’envie ne vient pas, hors mis celle de dormir.

Ensuite, il y a les week ends. Les week ends, curieusement, ça se passe mieux. Il suffit que je dispose de temps pour trainer au lit, et à Top Gun d’être un tantinet calin pour que je parte au quart de tour. Mieux, c’est souvent moi qui lui suggère l’action alors que nous sommes en plein ménage de printemps.
Cela dit, même les week ends, j’ai envie, certes, mais je ne suis tout de même pas une grosse chienne insatiable.

Pour ma gouverne, il faut bien dire que depuis ces deux mois, la dérégulation de mon cycle hormonal me provoquant quelques saignements (comment cela vous n’aimez pas les détails ?), rien n’est regroupé pour causer de bonnes relations sexuelles.

Cela dit, toujours, ce matin, bien réveillée et reposée, l’envie est venue. Nous avons donc fait nos affaires, jusqu’à ce que TopGun aie une « panne ». Il dit qu’il en a une dès lors que nos relations sexuelles ne sont pas « assez fréquentes ». Et en effet, cette affirmation est vérifiée.
Sauf que moi, après 11heures de travail quotidien, je n’ai pas envie. Et le matin, j’ai envie, mais lui dort.

Pensez vous que nous arriverons à être enfin en harmonie lorsque mon cycle utérin sera enfin correctement réglé ? Faut il que je travaille moins pour baiser plus ? Faut il systématiquement régler le réveil matinal 30minutes avant de façon à faire du sport quotidiennement ou presque ?
Pensez vous que ce genre de phase puisse être foncièrement critique pour un couple, ou arrive-t-elle à tout le monde ?
Se peut il que cette relation me dépasse et que je ne sache la gérer ?

Posté par Pinkophage à 10:31 - Ma vie d'instable relationnelle - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 23 février 2008

Caroline.

Cette semaine, TopGun n'est pas là.
Mon frère est venu quelques jours chez moi, j'ai également beaucoup travaillé, ce qui fait que, l'un dans l'autre, je n'ai été seule que ce matin.

Je me suis levée de bonne heure, prête à entrer dans une phase ménagère des plus surprenantes, et me mettre à bosser pas trop tard dans l'après midi.
A 10h, je réglais mes différents différends avec plusieurs personnes et/ou organismes par téléphone.
A 11h, j'appelais TopGun pour lui faire part de la résolution de mes différents différends.
A 11h30, je me rendais compte que la cage de mes rats puait à réveiller un mort et qu'il fallait à tout prix que j'entreprenne un nettoyage intensif.

11h45, après un bref circuit autour des blogs habituels, je me rappelle de ma résolution d'il y a peu, à savoir assouvir mon fantasme et me rends donc sur un site approprié, comprendre gay, dans l'intention seulement de rafraichir mon vieux profil, pour un éventuel jour où j'aurai du temps à dépenser avec des inconnues.

12h, mon profil rafraichi, je jette un oeil innocent aux femelles qui peuplent ce site et me rends compte que la plupart cherche l'amour, ou sent l'homme caché derrière son ordinateur.
Jusqu'à en trouver une, somme toute très jolie, habitant dans une ville touchant la mienne, et affichant clairement ses intentions. En couple, amoureuse, mais cherchant une expérience homosexuelle, avec une fille douce et attentionnée. De plus, plus curieusement encore, cette fille fait des phrases construites et ne pratique pas les fautes d'orthographe.

12h05, je tente un dialogue, en lui expliquant que je cherche moi aussi ce genre de contact, et qu'il est plus facile, selon moi, de l'établir avec quelqu'un étant sur la même longueur d'onde.
Devant l'absence de réponse, je me résigne en me persuadant qu'elle a du me trouver moche. A la fois, ma photo date d'il y a deux ans, et ne me met pas franchement à mon avantage.

12h30, elle me répond finalement, et nous commençons à discuter.

Elle est lucide, dans le même état d'esprit que moi, et cherche définitivement la même chose que moi. Elle est un peu effrayée par une rencontre lesbienne, veut se donner du temps et avoir un minimum d'affinité avec la personne en face. Elle est ouverte d'esprit comme il est rare de le voir, et la conversation est facile. Son couple a l'air stable sans être coincé, son homme a d'étranges ressemblances avec le mien.
Je découvre de nouvelles photos, et la trouve décidément très jolie, sans la perfection qui rendrait ces photos potentiellement factices.

14h30, nous mettons fin à notre conversation très agréable. Elle me propose alors de se reparler un peu plus tard dans la soirée, accompagnées de nos webcams respectives, et cloture la conversation de façon étrangement suggestive en m'écrivant "j'essaierai de ne pas avoir trop d'idées "cochonnes" cet aprem".

Se peut il que cela soit si simple, et si conforme à l'idée que je n'osais m'en faire ? Se peut il que je n'ai pas à me brusquer, ni à me sentir vulnérable de part mon absence d'expérience, pour réaliser cette chose qui m'obsède depuis de nombreux mois ?

Posté par Pinkophage à 14:43 - Ma vie d'instable relationnelle - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 10 décembre 2007

Lorsque Pink ne controle plus.

Me revoila.
Je n'ai pas arrêté de bloguer, ni me suis faite tuer dans un parking hors de prix.

J'ai simplement été rappelée par les bonnes choses de la vie quotidienne.

Le week end dernier, je déménageais. En même temps, je rencontrais les parents du chéri qui, sur le coup, nous ont bien aidés.
Puis vendredi soir, la veille du déménagement, en rentrant d'une soirée arrosée, j'apprenais que mon rat avait les 4 pattes carbonisées car était tombé dans un seau de javel, et recevais un coup de téléphone m'apprenant que ma grand mère venait de décéder.

J'ai donc déménagé puis suis partie avec mon rat brulé sous le bras dans le Sud pour assister aux obsèques. Fin de ma semaine.

Ce week end a été riche en achats en tous genres : lustres, meubles, et autre tapis d'entrée.
Riche en émotions aussi, puisque le chéri n'aimant pas faire les boutiques à meubles, il fut chiant, et Pink étant hormonalement déréglée depuis sa nouvelle pillule était fortement irascible.

Et nous sommes donc lundi. Le chéri et moi nous sommes engueulés samedi soir pour des broutilles. Plus j'avance, et plus je me rends compte que le chéri déteste s'engueuler. Je me souviens d'une fois où il avait songé à une rupture car nous nous étions chamaillés, pour des broutilles toujours, pendant plusieurs jours de suite.

Ce week end, malgré tout, me fait peur, même si je sais pertinemment que sitôt retrouvée un taux normal d'hormones, je trouverai cela ridicule.

Et si tout ce que j'ai aujourd'hui partait subitement ?
Et si IL partait subitement, ou n'éprouvait simplement plus d'amour pour moi du jour au lendemain ?
Moi qui fonde tant d'espoirs dans cette relation, qu'adviendrais je si elle n'existait plus ?

Je n'ai jamais autant tenu à quelque chose ou quelqu'un qu'à lui.
Je n'ai jamais voulu quelque chose plus fort que la réussite de notre relation.

Accessoirement, je n'ai jamais eu autant peur d'échouer qu'aujourd'hui.

Posté par Pinkophage à 15:49 - Ma vie d'instable relationnelle - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 26 novembre 2007

Le chéri et ses migraines.

Conversation hier entre le chéri et moi même.

- Rah, ma chérie, j'ai trop mal au crâne.
- Tu as tout le temps mal au crâne quand tu as trop bossé la semaine mon amour.
- Non, en fait, je crois que j'ai mal quand je suis contrarié. Et comme on s'est un peu engueulé hier soir, je crois que ça vient de là.
- ...

Le soir, après deux heures de ménage.
- Dis, mon chéri, tu as toujours mal au crâne ?
- Non c'est passé ...

Et la chute :

- Ah, dans un appart propre, je revis moi, c'est un vrai bol d'oxygène... D'ailleurs, je crois que c'était pour ça que j'avais mal au crâne. J'étais surement inconsciemment contrarié que l'appart soit sale.

Croyez vous que l'élu de mon coeur soit parfois sévèrement atteint du bulbe ?

Posté par Pinkophage à 17:13 - Ma vie d'instable relationnelle - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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