samedi 24 mars 2007
A bon cheveu bon maître.
Cela faisait longtemps que l'envie me titillait.
Cela poussait, cela poussait, et me provoquait par la même des poussées d'urticaire.
Aujourd'hui, c'est chose faite.
Et sans prétention aucune, je me trouve magnifique.
A moins que cela ne soit le lustre au dessus de ma tête qui m'embélisse.
vendredi 22 septembre 2006
Pause publicité.
Je n'ai pas pour habitude de faire de la pub, mais cette fois, j'irai contre mes principes.
Un message pour vous les hommes :
Vous avez toujours révé que des femelles en chaleur votent pour vous, vous évaluent, contemplent vos fesses, et en rêvent toute la nuit ?
Vous avez toujours été frustrés de ne pas être devenu Mister France, Mister Picardie, ou Mister Puy du Fou ?
Vous voulez enfin redorer votre égo et explorer le coté exhibitionniste qui sommeille en vous ?
Aujourd'hui, messieurs, c'est possible !!!!! Oui, vous m'avez bien lu, c'est possible !
Dans quelques minutes de courage, votre corps pourra rejoindre celui d'une quinzaine d'autres sur http://rectusvertus.canalblog.com/
Pour cela, c'est très simple. Il vous suffit de vous munir de votre appareil photo et d'en soutirer quelques photos de vous dénudés. Rappelons toutefois qu'il est inutile d'exposer votre très laid engin pilonnant, le but de la manoeuvre étant tout de même de faire fantasmer les femmes, et non pas de leur obstruer le regard d'un objet qui ne sert qu'en cas d'urgence.
Un message pour vous les femmes :
Vous en avez marre de mattez le même mec, le votre, depuis trois ans déjà ?
Vous voulez aujourd'hui voir de la chair fraiche, de la vraie, de la jeunesse joliment dénudée, de la belle fesse chaudement suggérée par un boxer des plus moulants ?
Vous voulez rincer vos yeux de toute la pollution urbaine, et constater que même en Automne, votre température corporelle peut être anormalement haute ?
http://rectusvertus.canalblog.com/ est aussi taillé pour vous !!!
http://rectusvertus.canalblog.com/, enfin un site pour les hommes qui s'aiment et les femmes qui aiment les hommes.
Sur ces belles fesses paroles, je m'en vais au lit faire de beaux rêves remplis de fesses d'amour.
dimanche 10 septembre 2006
De la science pour le fessier.
Je suppose qu'en venant ici, vous vous imaginez lire le blog d'une fille qui cultive une glamour attitude à la limite de l'irréprochable, qui porte des talons aiguilles et des jupes courtes comme sa photo en bannière le suggère. Quelque part, vous avez raison.
Je suis effectivement la fille de la bannière, je suis également celle qui exhibe ses jambes sans vergogne sur la petite photo à droite. Je porte des talons très fréquemment, voire quotidiennement en été, lorsque mon emploi du temps se partage entre manucure et séances d'UV. Je porte souvent des jupes aussi, et je n'ai rien retouché aux photographies, hors mis les couleurs.
Par contre, comme tout le monde, j'ai mes petits vices cachés, ceux qui ébranlent tout un mythe à peine prononcés. Mais mieux, j'ai mes remèdes à mes propres vices cachés. A la fin, on termine par se demander quel vice était d'ailleurs le plus caché, mais qu'importe finalement.
Il y a deux jours, je sors de ma douche, nue. Jusque là, le récit est plutôt glamour, mais ne vous méprenez cependant pas.
Je m'assois sur le rebord de la baignoire, jusqu'à sentir une douleur jadis connue, et faussement oubliée. Il ne me fallut pas plus de 10 secondes pour identifier cette douleur : c'était la douleur de l'acné, celle qui vous faisait hurler lorsque vous étiez ado et que vous vous cogniez l'affreux bouton contre une porte, une table, une chaise, un rhinocéros mort ou le pénis de votre chéri, bref contre quelque chose de dur.
Perplexe, je me retourne, inquiète, et constate avec stupéfaction l'horreur : une nouvelle crise d'adolescence pointe son bouton. Pire, il semblerait qu'elle aie élue domicile sur mes fesses. Mes fesses, mes douces fesses, celles qui ont été habituées à être d'une blancheur email-diamant. Mes mêmes fesses qui, maintenant, ressemblent à du vulgaire colgate craché tout droit d'une gingivite après 3minutes de brossage.
Dans mon malheur, je garde cependant l'extrème bonheur de ne pas avoir subi une acné purulente lorsque j'étais ado. Je n'oserais imaginer mes fesses le cas échéant.
L'inconvénient de l'acné est que non content d'être rouge, il est gros et douloureux.
Sur les fesses, c'est encore pire.
Je fais alors rapidement le calcul biophysicochimique que mon jean porté sur un string la veille a du conduire à une mauvaise oxygénation de mon fessier, renforcé par un taux d'humidité et des températures particulièrement élevées pour la saison, le tout agrémenté de tapis de cellules mortes gisant sur mes cellules pleines de vie, les étouffant, les strangulant, leur sectionnant leur douce membrane plasmique.
Mon fessier était devenu le triste constat d'une catastrophe climatique, et accessoirement la niche écologique la plus en vogue chez les bactéries.
Ni une ni deux, j'entreprends de trouver une solution au problème. Et vite.
Je décide alors de me laver le fessier avec un savon doux, pour ne pas l'irriter. Il ne manquerait pas qu'il soit tout rouge le bougre.
Je place beaucoup d'espoir dans la seconde phase du traitement, qui consiste à éliminer en douceur les cellules mortes, de façon à ce que les cellules dans la force de l'âge puissent avoir la patate. Je me munis alors de mon pot de "crème de gommage", me l'étale sur une "surface propre" comme ils me l'expliquent dans la notice, et masse.
Une fois les cellules mortes ratissées, je rince et observe le résultat : l'acné de l'âge adulte est toujours là, mais le blanc entre les collines rouges a quelque chose de plus sain.
La troisième phase de l'opération est un traitement. Un vrai. Celui qui m'interdit de porter jean et string en même temps quand il faut chaud. Je m'habille donc en petite jupette pour faire respirer mon fessier, et ce, plusieurs jours durant.
Ma technique est très efficace. Deux jours plus tard, mon fessier va mieux : il est sain, le sable blanc regagne doucement son territoire et les collines rouges ont presque toutes été érodées.
La géologie a définitivement quelque chose de merveilleux.
samedi 22 juillet 2006
9 tiens valent mieux qu' 1 tu l'auras .
En cette fin de journée ensoleillée, quoi de nouveau ?
- Mes cheveux sont nouvellement mais naturellement (j'insiste sur le naturellement qui m'évitera bigoudis ou autres barbareries femellistiques) frisés, ce qui me rend, selon mon terriblement homosexuel coiffeur, "très glamour".
- Mon long et laborieux travail est enfin terminé : l'impression a eu lieu cet après midi, place du salon, chez moi, et la distribution sera amorcée dans le courant de la semaine prochaine. Je voulais signer la bête en lui offrant une couverture rose, mais la dame du magasin m'a regardé en rigolant puis m'a dit qu'elle n'avait que du "bleu, noir, rouge ou blanc" (quelle originalité mes amis, soyons frivole et optons pour un bleu couleur emballage de mon tube de labello).
- Je pars direction Londres fin Aout pour une semaine, tout est réservé, je vais me gaver (culturellement parlant entendons nous bien, j'exclue toute notion de bouffe hein !).
- Je pars direction la plage demain matin, pour une semaine aussi (je suis très hebdomadaire comme femelle moi). Ma valise ne contient que des strings et des petites robes ras la moule. Avec mes nouveaux cheveux "victimes de la mode", je vais faire très prostituée bourgeoise, mais j'assume. J'ai toujours dit que j'étais superficielle l'été.
- N'ayant plus besoin d'objectifs brillants pour faire croire que je suis intelligente, mon nouveau est d'être suffisamment bronzée à mon retour de vacances pour stopper l'utilisation d'autobronzant sur mes pattes.
- Je suis en recherche active d'un homme pour oublier mes récents déboires, et pour avoir la preuve matérielle que j'ai enfin (deux ans plus tard) tourné la page avec l'Homme.
- Si tu es un homme et que l'annonce ci dessus t'intéresse, envoie moi un email SI et UNIQUEMENT SI :
Tu vis dans le Sud de la France, tu es strictement hétérosexuel (même quand tu avais 14ans, ou quand tu en auras 40, on ne me la fait pas à moi celle là), tu es riche et suffisamment drôle et subtil. Si tu es Johnny DEPP, même si tu ne corresponds pas aux critères, écris moi quand même, je suis sure que l'on pourra trouver un arrangement (pareil pour toi Jared Leto). - Un super cadeau pour mon retour serait d'avoir un commentaire, même stupide ou vide, des personnes qui me lisent et qui restent dans l'ombre. Je sais que vous êtes nombreux, alors les gens, je vous sollicite, même pour dire "coucou". Et on obéit, et que ça saute !
- Je vous aime.
samedi 20 mai 2006
Le statut erasmus, ce dessinateur de choses obscènes.
Il parait que lorsqu'on a le statut erasmus, on prend un kilogramme par mois.
Jusqu'ici, je m'en foutais royalement. D'une parce que j'ai tendance à me trouver maigroulette. De deux parce que de toute façon, je maigris, mais jamais ne grossis. De trois parce que n'ayant pas de miroir en Hollande, je ne pouvais voir l'évolution de la chose.
Etayant l'hypothèse, il est vrai que rapidement, je me suis vu dans l'obligation d'avoir les bras musclés pour fermer mes jeans. Un peu plus tard, j'ai du carrément avoir les bras musclés ET m'allonger sur le lit pour pouvoir fermer mes jeans.
J'ai alors du me rendre à la réalité : effectivement, le statut erasmus fait grossir, même les filles qui ne grossissent pas.
Je dois avouer que sans me voir (absence de miroir oblige), je me sentais bien en compagnie de ces nouveaux kilogrammes : mes jeans me serraient les cuisses, même lorsqu'ils étaient sales. Le bonheur quoi.
Puis je suis rentrée en France.
Puis j'ai subi les remarques de mon entourage : "Eh Pink', tu t'es étoffée, ça te va mieux comme cela".
Puis je me suis regardée dans un miroir.
Effectivement, je me suis étoffée. Effectivement aussi, mes cuisses revivent l'époque du corset dans mes jeans, et mes fesses me donnent des origines africaines. Mais cela me va bien, tout le monde me le dit.
Quelques heures plus tard, en nuisette, j'observe, perplexe, ces cuisses qui ont pris une forme curieuse, ainsi que ce postérieur, étonnamment volumineux.
Cela me va bien, tout le monde me le dit.
Pour y croire, je décide cependant de stopper toute observation à travers le miroir.
Alors que j'y étais presque arrivée, j'enfile ce matin même un petit débardeur tout mignon qui s'arrête au milieu des fesses.
La reine mère me trouve "superbe", le roi père "très jolie". Fière, je me rends devant le si dénigré miroir pour constater le chef d'oeuvre.
De face, il est vrai que c'est absolument parfait : on dirait presque que mon petit 85B est opulent.
Je me mets alors de profil. La perfection l'est déjà nettement moins : mon petit 85B parait nettement moins opulent. Mais surtout, c'est quoi ce gros cul que me fait ce tee shirt ??
Je retourne vers mes concepteurs et les supplient de me dire que ce tee shirt est mal taillé, ou qu'il me va mal, ou n'importe quoi d'autre. Pour résumer, je les somme de me dire que c'est uniquement la faute du tee shirt si mes fesses sont énormes.
Ils me répondent que ce tee shirt est bien sous tout rapport.
J'en viens alors à la triste conclusion : ce n'est pas le tee shirt qui me dessine un gros cul, mais plutôt le beurre de cacahuètes, les desserts improvisés ainsi que les barbecues intempestifs dissimulés sous trois mois de statut erasmus.
mardi 9 mai 2006
Changements, changements.
Voila une chose que je voulais faire depuis un bon petit moment déjà : éliminer ce rose fluo du site et ces jambes qui m'horripilaient, et revenir à des couleurs plus ... pastels : voici enfin chose faite !!!
Les plus mauvais d'entre vous me penseront narcissique. J'assume.
Mais parce que mon narcissisme a tout de même des limites, vous noterez que j'ai pris le soin d'enlever la petite photo encadrée, en haut à gauche.
Et pour me justifier (parce que j'assume, oui, mais surement qu'à moitié quand même), je tiens à dire que j'étais partie pour mettre une photo de femme autre que moi (et donc forcément bien mieux physiquement), mais je n'ai eu aucune réponse lorsque j'ai demandé au propriétaire de la photo si je pouvais l'utiliser. Et il faut savoir que moi, non contente d'être d'un narcissisme sans fond, je suis également profondément peureuse. Ainsi, moi, je ne rigole pas avec les droits d'auteur des gens, au cas où ils me tapent un jour.
C'est pourquoi je me suis tournée vers bien moins de perfection, mais bien plus d'assurance en m'accordant les "talents" d'une photographe qui ne me demandera pas de compte, ainsi que l'image d'une fille qui ne se demandera pas pourquoi sa tête est sur ce site.
Pour conclure, je pense qu'une fille qui voudrait se justifier dirait que plus qu'une preuve de son narcissisme aigue, cette nouvelle version serait plutôt une illustration du célèbre proverbe "on n'est jamais mieux servi que par soi même".
PS : Il va sans dire que si vous aimez ce nouveau décor, vous êtes vivement encouragés à le dire, de la même façon que si vous le détestez, se taire est fortement recommandé. :-)
dimanche 9 avril 2006
Entre gens sachant parler.
Pink' (presque bilingue) : Hey, be carefully.
Un espagnol : Non Pink', tu ne peux pas dire "be carefully", il faut dire "be careful".
Pink' (de mieux en mieux) : Ah bon ?
Un espagnol : C'est comme en français en fait. En français, "be careful" veut dire (dit en français je vous prie) "sois prudont" (à cause du petit accent espagnol). Mais par contre, "carefully", c'est (toujours dit en français) "prudontement". Tu vois, ça ne se dit pas.
Pink' (francophone) : Effectivement, ça ne se dit pas.
Je tombe directement amoureuse lorsqu'un non francophone me sort des petites fautes de français comme cela.
samedi 8 avril 2006
Transformation mode on.
Les hollandais aiment tout ce qui est kitch. Malheureusement, moi aussi. J'irais même plus loin en disant que plus c'est ridicule, et plus j'aime. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle mes accessoires suscitent généralement beaucoup d'intérêt et/ou moqueries de la part de mes congénères.
Frappée par le terrible syndrôme de la fièvre acheteuse depuis 3 semaines, j'ai décidé de laisser libre ouverture à mon porte monnaie seulement aujourd'hui.
J'ai donc naturellement craqué sur une guirlande lumineuse rose fluo, avec des coeurs et des poils (au sommet des coeurs).
J'ai également découvert que la mode en Hollande était d'acheter une chaussette pour portable, de façon à ce que celui ci n'attrappe pas froid. Attention, hein, pas n'importe quelle chaussette, une chaussette faite exprès pour le portable. Alors j'en ai acheté une, la plus ridicule possible de surcroit.
Parce que mon porte monnaie brulait à cause de ces achats, j'en ai acheté un nouveau, tout en poil.
Puis l'appel du nouveau porte monnaie a été plus fort que tout lorsque mes yeux se sont posés sur des boucles d'oreilles avec des dés (à jouer) rouges, parce que j'ai une soirée "rouge et sexy" ce soir. J'avais les sous vêtements rouges (ce qui est sencé me faire gagner un cadeau d'ailleurs), le haut rouge pour le coté rouge, et la jupe ras la moule et talons aiguilles pour le coté sexy. Vous comprenez que ma superficialité sans borne ne pouvait se passer de ces boucles d'oreille.
Bref, je suis à présent presque une vraie hollandaise : je fais du vélo, mange n'importe comment et n'importe quand, et possède tout un attirail ridicule au possible. Me manque plus qu'à gagner une dizaine de kilogrammes, et ma transformation sera achevée.
dimanche 2 avril 2006
Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.
Hier soir, il y avait une soirée énorme dans le batiment où j'habite.
J'étais exténuée avant d'y aller, car curieusement, je fus extrèmement productive samedi (test d'un bar hollandais situé dans un bateau, shopping pour trouver une veste de situation pour les prochaines semaines à venir, et nettoyage de ma chambre, enfin !), mais à cette grosse soirée, et bien j'y suis allée. Comme toutes les soirées ici, elle commençait à minuit, car il faut laisser aux espagnols le temps de manger sans doute.
Je ne regrette pas, car je m'y suis fortement amusée et cela m'a permis de me rendre compte que j'étais capable de parler de sujets divers et variés en anglais ET sans avoir bu (oui car en ayant bu, cela ne compte plus car, à tous les coups, vous devenez bilingues) tels que philosophie de vie ou encore masturbation. Ne me demandez pas comment j'en suis arrivée à exposer mon point de vue sur la masturbation à cet inconnu allemand, mais le fait est que j'y suis arrivée.
Je ne regrette pas non plus cette soirée parce que l'inconnu allemand m'a dit que je parlais très bien anglais. Bon, je sais qu'il a menti, parce qu'il y avait tellement de bruit qu'il ne pouvait entendre les éventuelles (bon d'accord certaines) fautes d'anglais, mais peu importe : ça m'a flatté, et du coup, m'a rendu encore plus bilingue. C'est que c'est très psychologique l'anglais voyez vous.
Aujourd'hui, il y avait un barbecue. Je ne pouvais manquer cela sous aucun prétexte, car c'est un fait, je suis totalement fan de viande. Ce qui est un fait également, c'est qu'ici, en Hollande, la viande est chère et de qualité moindre, ce qui m'impose d'en manger moins. Et ça, j'aime pas !
Je me suis donc litteralement remplie l'organisme de viandes en tous genres, et depuis, je me sens mieux.
Au jour d'aujourd'hui, j'ai donc une dose de compliments sur mon anglais suffisante pour me sentir bilingue, ainsi qu'une dose de viande nécessaire à ma survie. Au jour d'aujourd'hui, il ne me manque donc plus qu'une chose pour me sentir pleinement détendue : trouver une dose suffisante d'anti-hormones pour combler mes pulsions primaires à l'égard des mâles m'environnant.
Oui, car c'est un fait également, sans réellement comprendre pourquoi, mes hormones sont quotidiennement en triple dose depuis mon arrivée ici.
Voyez, pourtant, je suis une fille bien moi. Quand une copine me dit "moi, un mois sans sexe, c'est le maximum, après il faut que je fasse quelque chose", je suis la première à répondre "dis donc un mois, c'est court, le sexe n'est pas une fin en soi, on n'est pas des bêtes tout de même". Et le pire, c'est que je le pense. Effectivement, moi, au bout d'un mois d'abstinence, je n'ai pas coutûme d'avoir faim.
Et bien, dans ce cas précis, je ne sais pas si cela provient du climat ou de ma faible alimentation viandesque, mais je suis littéralement affamée de viande humaine. J'irais même plus loin en affirmant non sans me mouiller trop (sans mauvais jeu de mots, je vous prie) que la famine de viande humaine devient critique :
- Un mâle ne peut pas me toucher sans que l'endroit touché devienne immédiatement brûlant.
- Un mâle ne peut pas me raconter sa vie sexuelle sans que je fantasme violemment dessus ensuite.
- Un mâle ne peut pas se trouver dans un périmètre de moins d'un mètre de moi sans que je sente sa chaleur à travers ma peau (à moins que je ne sente la chaleur qui s'émane de ma propre peau, ce qui me semble plus plausible).
- Un mâle ne peut avoir des cheveux longs sans que je m'imagine les lui tirer sauvagement lors d'un torride ébat.
- Un mâle ne peut plus rigoler avec moi, prenant l'air de me draguer, sans que je m'imagine dans son lit (ou dans le mien, ou par terre même, peu importe)
- Un mâle ne peut me regarder sans que je trouve son regard envoutant et que je songe au fait que ce mâle doit être une bombe au lit (ou par terre, cela marche toujours)
- Je ne peux songer à faire venir le chéri dans mon lieu de vie sans l'imaginer me faire violemment ma fête jusqu'à ce qu'épuisement s'en suive.
Devant ce triste constat qui ne me ressemble pas, je ne vois que trois issues :
- L'issue raisonnable : faire venir le chéri, l'enfermer directement dans ma chambre pour n'en sortir que rassasiée.
- L'issue aléatoire : draguer Leon, un espagnol sur qui je fantasme depuis que mes mains sont entrées en contact avec ses cheveux longs ET qui m'a raconté sa vie sexuelle. Si cela ne marche pas, se rabattre sur un autre. Si cela ne marche toujours pas, en chercher un nouveau, et ainsi de suite, jusqu'à réussite, car la devise est qu'on ne reste pas sur un échec.
- L'issue "mauvais plan mais réussite assurée" : monter au sixième étage, expliquer à Mr Hollandais n°1 à quel point je fus débordée ces deux dernières semaines, mais à quel point également je veux me faire pardonner à coup de jeux scabreux.
Me faire baiser par un hollandais lourd, qui ne s'arrête pas de parler même lorsque sa langue est dans ma bouche, avec une belle gueule mais du ventre, ne m'intéresse pas.
Draguer Leon est un bon challenge, ses longues dread locks me fascinent, mais les chances de conclure sont faibles, ET d'être satisfaite de ses performances encore plus, compte tenu que se faire baiser par quelqu'un qui ne vous connait pas amenuise fortement la réussite de "l'échange" (et augmente par la même fortement vos chances de passer pour un piètre coup).
Faire venir le chéri est clairement un bon plan : le chéri a une belle gueule mais n'a pas de ventre et ne parle pas lorsque sa langue est dans ma bouche, n'a pas de dread locks mais ses performances me satisferont à coup sur, et largement de surcroit.
L'issue "raisonnable" semble donc clairement l'emporter, mais impose cependant l'insoutenable : attendre !
C'est pourquoi je pense que cette étude mérite réflexion.
mardi 21 mars 2006
Du glam', du vrai, du pur.
Vous avez en face de vous la fille qui vient de faire la meilleure affaire du siècle sur un vélo.
En Hollande, tout le monde circule en vélo, c'est un fait. Pour être une parfaite petite hollandaise, donc, il me fallait un vélo. Malheureusement, entre ceux qui prétentent vous vendre un "bon vélo" mais qui vous obligent à débourser 80euros voire plus, alors que vous, vous voulez seulement un velo qui ne se suicide pas pendant les 4 prochains mois, et ceux qui vendent un vélo à un prix abordable mais sans cadenas, je commençais à désespérer.
Je suppose que c'est à ce moment précis de l'histoire où vous vous imaginez une Pink' radine, qui pleurniche à l'idée de devoir débourser 5euros pour l'achat d'un cadenas.
Et c'est donc à ce moment précis de l'histoire où je vais vous apprendre que tout bon hollandais qui se respecte a un vélo de merde, mais un cadenas dernier cri. Il est de bon ton, en Hollande, d'acheter un cadenas jusqu'à deux fois plus cher que le prix du vélo. Oui oui oui, parce qu'en Hollande, figurez vous que même les vélos de merde se volent ... alors que les cadenas, aussi luxueux soit ils, ne se volent pas, eux.
Mais, en tant que fille qui vient de faire la meilleure affaire du siècle sur un vélo, j'ai réussi à me dégoter un super vélo avec frein au niveau des mains (en Hollande, il en existe également avec frein au pied, ou avec l'option "pas de frein du tout" ... ne me demandez pas comment on s'arrête avec, je n'en ai fichtre aucune idée), cadenas fourni, et à ma taille, et ce, pour la modique somme de 25euros.
Il y a des jours où je me fais jouir.
Je tiens toutefois à procéder à une petite rectification. Le fait que le vélo soit à ma taille ne serait, en France, pas un exploit, puisque je mesure quelques 1,67mètres.
Cependant, sur l'annonce pour ce vélo, il y avait écrit "girl bike". Pour vous expliquer, il y a les vélos de femelles adultes et fécondes, qui se nomment "woman bikes", et il y a les vélos, plus petits, pour les futures femelles adultes et fécondes, qui s'appellent "girl bikes".
Lorsque je lui avais écrit, la dame m'avait bien précisé que le "girl bike" à 25euros était "tout petit", et m'en avait proposé immédiatement un autre.
Lorsque je lui ai annoncé ma taille, la dame ne m'a plus jamais parlé de l'autre ... je me suis dit qu'il avait du se suicider pendant le week end.
En essayant "mon" vélo aujourd'hui (le girl bike donc), je me suis rendue compte qu'il était trop grand pour moi.
Oui parce que c'est un fait, en Hollande, je souffre de nanisme. Et même qu'être un nain, je n'avais jamais réalisé, mais ce n'est pas drôle.
Des mon retour d'ailleurs, je pense m'investir dans une association contre le lancé de nain. Parce que si être nain, ce n'est déjà pas drôle, être lancé tout en étant nain l'est encore moins. Sans compter que je trouve cela facile de faire mousser sa virilité en lançant un nain, compte tenu que le poids est directement proportionnel à la taille.
Dans un autre style, cela faisait trois jours que j'économisais mon papier toilettes. Non pas que je sois une radine du papier toilettes appartenant à ce genre de gens qui comptent les carreaux utilisés pour chaque pipi, mais il est vrai que ma coutumière négligeance ainsi que ma profonde aversion à faire les courses m'obligeaient à faire tenir mon dernier rouleau de papier toilettes le plus longtemps possible.
Pire, pour ne pas être obligée de faire des courses ce soir après le boulot, j'avais même projeté de voler quelques carreaux de papier toilettes à la faculté, discrètement, en faisant pipi. Car sachez que dans les lieux publics, ils ne peuvent pas compter combien de carreaux de papiers toilettes vous avez utilisé pour faire pipi. Non parce qu'il y a trop de monde, cela nécessiterait trop de gestion, vous comprenez.
Puis je me suis trouvée pathétique. J'ai alors repensé à mon oncle qui m'avait traumatisé lorsque j'étais gamine en me disant que 4 carreaux de papier toilettes étaient suffisants quand on faisait pipi. Cela m'a traumatisé car, moi, avec seulement 4 carreaux de papier toilettes, et bien le pipi traversait. Et ça, je n'aimais pas.
Plus grande, lorsque je repensais à cette phrase de mon oncle, il me venait alors l'idée de plier les 4 carreaux de papiers toilettes différemment, de façon à ce qu'il y aie plus d'épaisseur au final. Mais cela n'a jamais marché, le pipi traversait toujours.
Je vous épargnerais alors mes nombreux essais pour tenter d'uriner droit, de façon à ce que la surface à essuyer avec les 4 carreaux de papier toilettes soit la plus minimale possible, ce qui me permettait alors d'avoir un maximum d'épaisseur de papier toilettes avec seulement 4 carreaux. Je vous l'épargnerais, parce que ce fut un échec cuisant également.
Tout cela pour dire que ce soir, je me suis résignée à aller faire mes courses et acheter du papier toilettes ... et ce, même si je me rendais compte qu'en faisant cet achat, je prenais le risque de laisser passer le putatif homme de ma vie. Parce que soyons franc, ce n'est terriblement pas glamour d'acheter du papier toilettes.
Et là où j'ai réalisé que même un homme merveilleux, capable de draguer une fille en train d'acheter du papier toilettes, ne me draguerait pas, c'est lorsque j'ai constaté que la marque de mon papier toilettes était "pipi toilettes".
C'est à cet instant précis que j'ai compris que je venais de perdre toute crédibilité dans le milieu du glamour.

