Une Petite Vie Rendue Publique

Ironie du sort, Ironie de la vie, Ironie de qui la narre.

samedi 21 juin 2008

Un peu de travail dans un hotel 4étoiles.

Et bien voilà. Hier soir, alors que je devais rentrer tôt chez moi, je suis rentrée à 2h30 du matin, après avoir gentillement cassé du sucre sur quelques personnes environnantes. Dieu que cela fait du bien.

Se rendre compte qu'on n'est pas la seule à avoir envie de bouffer ces deux personnes. Qu'on n'est pas la seule à les trouver profondément beaufs et hautains. Qu'on n'est pas la seule à attendre patiemment l'heure de la libération.

Par contre, bien entendu, comme chaque fois après une bonne soirée qui n'aurait pas du avoir lieu, et bien on s'en veut un peu, puisqu'on voulait profiter de cette journée de samedi pour travailler.

Je suis supposée connaitre sur le bout des doigts trois articles scientifiques, que je n'ai pas encore découvert, pour demain. Car demain est un grand jour : c'est le début de mon premier séminaire scientifique.

4jours dans un hotel 4 étoiles, avec piscine et sauna, un emploi du temps tout de même sacrément léger, et du monde avec qui rigoler, beaucoup de monde.
J'adore la science.

Ce qui n'enlève rien au fait qu'au lieu d'être ici à écrire des choses inintéressantes, je devrais être assise à un bureau en train de bucher sévèrement, sachant que j'ai déjà 1h45 de retard sur mon planning initial.

Je hais travailler le samedi.

Posté par Pinkophage à 11:44 - Ma vie d'etudiante - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 18 juin 2008

La binarité et ses difficultés métaphysiques.

Si je dis qu’il m’arrive d’avoir des doutes, c’est que forcément, je ne suis qu’une garce qui ne sait pas se ranger, même lorsqu’elle est avec un mec bien.
Si je porte des jupes avec des talons aiguilles sur mon lieu de travail alors que tout le monde s’habille en plouc des temps modernes, c’est que, forcément, je ne sais pas tenir un livre dans ma main, ni même discuter sérieusement et intelligemment de science.
Si j’émets une opinion sur la laideur des testicules, alors je ne suis qu’une lesbienne refoulée, qui feint le bonheur dans les bras d’un hétérosexuel pas trop dérangeant.

Comment peut on avoir 25 ans, 30 voire même plus, et en être toujours réduit à porter des jugements sur des choses, ou à plus grande échelle, des gens, que, finalement, on ne connait absolument pas ?

Je répondrais à cette question en quelques mots seulement, le fléau qui touche un nombre incalculable de gens : l’esprit binaire. 

Un esprit binaire est un esprit qui ne sait intégrer des nuances. Cela donne à peu près cela :
On est une salope ou une fille bien.
On est intelligent ou on fait attention à son apparence.
On est hétérosexuelle ou homosexuelle.

Un esprit binaire est un esprit qui a oublié de réfléchir. Il est souvent « bien pensant », peu dérangeant, et finalement si quelconque. Mais surtout, et c'est cet aspect qui me dérange le plus, profondément intolérant.

Je hais cette binarité, ces jugements de valeur sans fondement, et toute la compartimentation des gens qu’elle impose.
Rien n’est blanc ou noir, et c’est tant mieux.

Il y a deux espèces d’esprit binaire qui m’agacent.
La première espèce est celle des gens qui ne me connaissent pas, mais prétendent que tout est limpide. Tout est toujours limpide dans l’ignorance, ceci explique cela. 

Il y a ensuite la seconde espèce, qui celle là, non seulement m’agace, mais peut même éventuellement me blesser : les esprits binaires qui me connaissent, ou m’ont connu.
Recevoir des pseudo jugements de valeur, infondés de surcroit, de la part « d’amis » peut faire mal, juste avant de dégouter simplement.

Pire que tout est sans aucun doute l’hypocrisie dont font parti ces gens, qui n’hésitent pas à être tout excités lorsque je raconte une histoire, pour plus tard se retrouver entre eux et dresser mon procès de façon acerbe.

Cela dit, stupide, mais pas totalement idiote non plus, après avoir démantelé ce réseau d’hypocrisie, je me suis simplement arrêtée de parler. Pas littéralement j’entends, je suis bien trop bavarde pour cela, mais j’ai pris les habitudes de « trier » mes propos et de « parler pour ne rien dire ». Auprès de ces gens uniquement, n’allez pas me prendre pour une sauvage non plus.

Et bien force est de constater que lorsque l’on arrête de parler, ces mêmes gens se dirigent vers d’autres sources d’informations, prenant la peine au passage de « binariser » vos dires, et, par extension forcément, de les déformer.
Et bien évidemment, lorsque cela arrive à vos petites oreilles, et bien vous êtes fortement énervée.

Je le répète, je hais les gens binaires. 

Sinon, je ne laisse toujours pas tomber ce blog, j’ai simplement moins de temps, et j’ai récemment eu beaucoup moins d’énergie.

Posté par Pinkophage à 20:00 - Ma vie d'ethologue - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 16 mai 2008

Twincest et autres banalités.

Je viens de découvrir quelque chose, apparemment très répandu, que, j'avoue, trouver pervers au possible.

Alors que je glanais sur internet à la recherche de la rumeur prêtant à Bill des Tokio Hotel (celui qui ressemble à une fille, oui oui), une relation amoureuse avec ... une fille justement (plutôt inattendu comme nouvelle pour dire vrai), je suis tombée par mégarde sur des vidéos annonçant un "twincest".

Un twincest.
Tout d'abord, je n'aurais jamais imaginé que cela puisse exister, même si maintenant, avec le recul sur la perversion des gens, sa présence dans notre monde ne m'étonne finalement pas plus que cela.
J'ai donc regardé ces vidéos, savant mélange de photos "atypiques" et de dessins montrant les fameux jumeaux sous divers jours.

Bill qui embrasse Tom.
Tom qui touche l'arrosoir personnel de son frère Bill.
Tom qui a la main dans le pantalon de Bill.
Bill au lit avec Tom.

Ma curiosité piquée dans le vif, aussi bien concernant l’éventuel « twincest » des deux zigotos que sur le principe même du « twincest », quelque peu déconcertant pour une vieille et chaste femelle de mon espèce, je me retrouve à taper « twincest » dans google.

On m’offre alors des blogs éditant des histoires entières et totalement délirantes en plusieurs chapitres sur « l’amour des deux frères Kaulitz», le tout mis en images.

J’avoue me demander rapidement qui ce genre d’histoires peut bien motiver, puis je conclue brièvement que certains homos refoulés doivent très probablement trouver cela à leur gout.

Je continue mon tour dans la vie sexuelle du monde contemporain, jusqu’à lire un mot étrange.
« yaoi », suivi de « des tonnes de filles sont excitées ».

Une rapide recherche sur wikipedia me dit que « yaoi » est, je cite, des mangas mettant en scène des couples homosexuels, avec ou sans graphisme sexuel. Puis je lis la suite : Ces œuvres sont écrites par des femmes et pour des femmes, si bien qu'elles mettent en scène les fantaisies féminines et les fantasmes projetés par des femmes sur les univers homosexuels masculins.

En regroupant toutes mes infos, je comprends rapidement qu’un fantasme récurrent des filles du XXIeme siècle semble être le sexe entre jumeaux, le « twincest ».

Comment se fait il que je n’y ai jamais pensé ?

Le monde contemporain me dépasse.

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lundi 12 mai 2008

300 millions de cheveux, et moi et moi et moi.

Je veux, que dis je, je dois me rendre chez un coiffeur aussi vite que possible.
Passer 4mois et demi sans y mettre les pieds devient intolérable.

L'ennui est que je ne suis pas "chez moi", comprendre dans le sud de la France, comprendre toujours, proche de mon coiffeur préféré, le seul duquel je sors en me disant que la coupe est réussie, et que, par extension, j'ai peur.

Et puis demain étant un lundi, et moitié férié de surcroit, je suis dans l'obligation de me rendre chez une chaine de coiffeurs qui m'avait massacrée il y a de cela une petite année.

Vous me direz que je pourrais simplement attendre, et en réalité, vous auriez raison. Sauf qu'en fait, il y a quelques jours, j'ai regardé mes cheveux, et subitement, j'ai déclaré que "ce n'était plus possible".
Dès lors, comme tout ce qui s'active en un déclic chez moi, cela est devenu une obsession.

Depuis hier, l'obsession semble se concrétiser, tant et si bien que dès que mon regard frôle un miroir, je contemple ma frange avec dégout, admire ma coupe en ayant des nausées, et songe à tout ce que je pourrais améliorer.

Changer de frange.
Ne surtout pas se couper les cheveux courts sous un coup de tête, car cela fait 6mois qu'on tente de les faire repousser.
Et pourquoi pas céder à la mode has been du début des années 2000 et se faire des mèches ?

Non non non, pas des mèches blondes pétasses sur des cheveux bruns comme nous l'avons tant vu ces dernières années sur toutes les bimbos ou non tentant vainement une percée dans le monde de la mode des moches, ni non plus ces vilaines mèches soit disant rouges qu'elles disent toutes se faire alors que la vraie couleur tirerait plutôt vers une banale prune à tendance mochement chatain.

Non, moi je veux des mèches rousses.

Et accessoirement, je les veux tout de suite.

En espérant que la chaine de coiffeurs soit ouverte demain.
En espérant également me faire coiffer par cette charmante, et lesbienne au demeurant, coiffeuse, à qui je pourrais éventuellement pardonner une coupe ratée.

PS : Sisi, comme tout le monde, j'ai des problèmes dans ma vie, et comme tout le monde également, je suis très stressée par mon travail et tout le reste. Mais il y a un temps pour tout, et aujourd'hui, ce sont mes cheveux l'objet de tout mon stress.

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mardi 6 mai 2008

Bac+6, l'élite de l'illusion.

J'ai un examen destiné à évaluer ma capacité à mener à bien mon doctorat, et accessoirement me virer si nécessaire, dans 16jours exactement.

Je dois faire une présentation de mon projet, de ce que j'ai fait, et de ce que je compte faire. Le tout en paraissant intelligente, brillante si possible.

Ceci implique une préparation assidue, des dizaines d'articles scientifiques sur mon sujet et ses environs à lire, voire connaitre sur le bout des doigts, et, bien sur, croire en ce que je dis. Même si mon boss me regarde et que je suis tétanisée à l'idée de dire quelque chose de faux.

Donner l'impression d'être la boss.
Donner l'impression que tout cela est enfantin.
Et, surtout, donner l'impression que je suis quelqu'un de fabuleux.

Présentée comme cela, la masse de travail à faire me parait gigantesque.
J'en stresserais presque, si je n'avais rien d'autre en tête.

Heureusement que je n'ai pas le temps d'y penser finalement.

Je sens qu'il y a une femelle sur cette Terre qui va passer ses deux prochains week ends à bosser comme si elle n'avait pas de vie.

Je sais que je l'ai déjà dit une dizaine de fois depuis Octobre, mais je le redis, je hais la science.

Posté par Pinkophage à 23:58 - Ma vie d'etudiante - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 5 mai 2008

Les joies de la vie en ménage.

C'est absolument stupéfiant comme, lorsque TopGun est à la maison régulièrement, je l'adore, alors qu'après une période de solitude dans l'appart, je le prendrais à coup d'aiguilles dans le cul.

En toute objectivité, après avoir vécu quelques semaines tout seul, TopGun est purement et simplement insupportable.
Il râle.
Contre tout.

Contre le fait que j'ai envie d'aller au resto.
Contre le fait que les rats soient toujours en vie.
Contre le fait que je m'amuse à le pincer pendant qu'il joue -encore une fois- avec son putain de téléphone professionnel de merde.

Et moi, pendant ce temps, j'essaie de me rappeler à quel point je l'aime, à quel point il peut être adorable et drôle (quand il ne rentre pas d'un voyage quelconque ou subit le décalage horaire), et à la bague qui va bientôt arriver des Etats Unis.

J'essaie également de me rappeler qu'à chaque retour, c'est pareil, il est chiant et j'ai des envies de meurtres. Je me rappelle également que passés les premiers jours, tout finit par rentrer dans l'ordre.

En attendant, j'inspire un grand coup, et j'expire doucement.

Posté par Pinkophage à 20:17 - Ma vie d'instable relationnelle - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 1 mai 2008

Je hais les anges.

Je viens à l'instant de faire quelque chose de très très mal.

Cela est parti de quelque chose d'anodin, et puis ... et puis je fus trop indiscrète.

Tout est parti d'une magnifique robe au prix indécent pour si peu de tissu que je me suis offerte il y a quelques mois. Après l'avoir essayé, j'ai été forcée de constater qu'elle était fort courte, et que, par conséquence, la porter sur des collants transparents deviendrait totalement indécent.

Dès lors, ma quète fut de trouver un de ces accessoires totalement à la mode, bien que j'avoue ne pas encore comprendre toute l'ampleur du concept : un legging.
J'étais fière de moi en constatant que ma mode personnelle n'était pas en retard de deux générations comme à mon habitude. Cela dit, j'ai rapidement déchanté en notant que, certes, j'étais fashion, mais cependant toujours à coté de la plaque.

Pendant que tout le monde s'arrache des legging noirs ou marrons, j'en cherche des chamarés.

Lassée des heures passées dans les magasins en vain, je me décide ce matin (arf, il est déjà 16h...) à l'instant, d'aller rendre visite à mon ami ebay.

Je trouve l'accessoire de mes rêves, entame une procédure pour poser une question au vendeur, puis me rends compte que je n'ai pas de compte "à moi". Et rappelez vous comment fonctionne ebay : les newbies ne sont jamais appréciés.

Je refuse de me "logger" avec le compte de ma mère, me disant que, tout de même, à 24ans, il serait temps que je songe à couper le cordon.
Je me connecte donc sur le compte de TopGun, toujours aux Etats Unis (cela a de l'importance pour la suite de l'histoire), dans l'unique but de poser une question à ce foutu vendeur.

Et je lis : "une transaction à évaluer : ring saphir blablabla".

C'est alors que je me souviens du nombre incalculable de fois pendant ce mois passé aux Etats Unis, où je lui ai parlé de mon désir brûlant d'avoir un solitaire au doigt.
Je me rends alors compte que j'en sais déjà trop, me dis qu'il faut que je ferme la fenêtre et oublie cette lecture.

Cela dit, le prix m'interpelle, je me demande s'il ne va pas me faire le coup de l'humour à toute épreuve "je t'offre une bague mickey".

Je prends en compte le fait qu'il faudra que j'ai l'air surprise demain, lorsqu'il rentrera de ce mois aux Etats Unis et qu'il m'offrira peut être ce cadeau, empoisonné ou pas.

Je sais que c'est mal, mais le Satan qui dort en moi, se réveille tout à coup et me fait cliquer sur l'objet.
Cela n'a pas l'air d'être une blague, et le solitaire est énorme.

Et soudainement, Satan se rendort, laissant toute la culpabilité sur le dos de l'ange.

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dimanche 27 avril 2008

Là où mes hormones me quittent.

Autant parfois, j'assume parfaitement mon côté femelle groupie, autant d'autres fois, j'ai un tantinet honte de moi.

Comme par exemple ce soir, où je n'ai cessé d'admirer quelqu'un sous divers jours.

Oui parce qu'il semblerait que non contente d'être toujours groupie à 24ans, je deviendrais presque pédophile.

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Il est à noter qu'encore une fois, je tape très fort niveau virilité.

Nom de Dieu que j'enlèverais volontier ce qu'il reste de virginité à ce corps !

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mercredi 23 avril 2008

Prévisible metamorphose.

J'ai eu le malheur de tomber à l'instant sur le dernier clip de Lorie.

Je me suis alors demandée si la nana à moitié à poil et aux poses très suggestives était la même Lorie que celle qui chantait il n'y a pas si longtemps qu'elle "avait besoin d'amour", et que "des bisous des calins", elle "en voulait tout les jours", s'il n'y avait pas usurpation d'identité.

Mais après avoir longuement regardé le visage de la fille semblée tout droit sortie d'un réseau de prostitution de filles de l'Est, je me suis rendue compte que oui, contrairement aux apparences, il s'agissait bien de la même Lorie.

A la seule différence qu'aujourd'hui, au lieu d'avoir besoin d'amour et de le crier haut et fort, elle a besoin de sexe, et le montre haut et fort.

Je me demande à présent si je vais bientôt apprendre qu'Hélène Rollès traine dans des boîtes échangistes, ou si le monde de brutes qu'est celui d'aujourd'hui va me laisser ce qu'il me reste de naiveté.

Posté par Pinkophage à 23:57 - Ma vie d'ethologue - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 13 avril 2008

3minutes.

J'ai un oral de 7minutes, pas plus, à présenter demain à 9h tapantes.

Il est 22h25, et à cette heure, mon oral est de 10minutes.

Fait chier.

Posté par Pinkophage à 22:29 - Ma vie d'etudiante - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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